dimanche 12 juin 2011
Séjour en CORSE
A l’initiative de Thérèse et Daniel
Avant le départ, par Thérèse et Daniel, tout avait été très minutieusement préparé, programmé, organisé, « à la perfection » ! Combien cela a facilité toutes les démarches nécessaires et assuré le succès du séjour pour l’équipe que nous formions : 12 personnes la première semaine, en randonnée de gîte en gîte, prise en charge par « MONTAGNOLA Randonnées » avec deux personnes de plus pour la deuxième semaine où nous étions presque luxueusement installés dans une location en bordure de mer, à Sagone.
Notre première semaine a commencé à Ajaccio, ville lumineuse, où nous avions « l’immense privilège » de passer la nuit dans l’unique pension de famille, chez Madame Tina Morelli qui nous a chaleureusement accueillis ; en fin de journée, qui avait commencé bien tôt, et après une promenade touristique dans la ville, nous avons pris notre première « PIETRA »,bière locale aux châtaignes.
Dès lundi et jusqu’à vendredi soir, sur les sentiers, longeant plus ou moins la façade maritime de la réserve naturelle de Scandola, des calanches de Piana à Galéria, en passant par le site emblématique de Girolata, nous avons largement apprécié l’accompagnement de notre guide : Armèle, un petit bout de femme, d’une efficacité et d’une gentillesse remarquables ; avec elle, nous avons pris contact avec certains petits secrets et certains sites, exceptionnels ou majestueux, de cette île dite à juste titre : « l’île de beauté ». Le programme journalier, très précis, a été accompli pleinement par les participants, qui ont découvert avec émerveillement les formes spectaculaires des roches de porphyre rouge de Piana, le vaste panorama sur le golfe bleu de Porto, le maquis d’arbousiers, de myrte, de pins larisio, de chênes verts dans des paysages encore très sauvages… Ainsi, le jeudi 2 juin, dans une superbe randonnée, surplombant en balcon les côtes découpées, nous marchons, du cap de Seninu au petit port de Girolata, accessible seulement à pieds ou par mer ; petit coin perdu où il y a « le ciel, le soleil et la mer…. »
Le temps était dans son ensemble agréable et favorable aux efforts de la randonnée; bien sûr, un peu de pluie le mardi mais il faisait encore bien chaud dans la montée; un vent tempétueux le mercredi, qui a gonflé les eaux de la mer emportant dans ses remous notre petite Armèle qui tentait de nous ouvrir un passage dans un bras d’eau pour continuer notre randonnée de Serriera à Orsini ;
Un orage aussi ce vendredi 3 juin, qui a soufflé et plaqué au sol Joëlle et Brigitte quand dans notre descente rapide, la foudre est tombée juste là ! Mais aussi du soleil éclatant qui a permis de prendre un bain de soleil en bordure de mer, ce vendredi 3 juin ou de jouer simplement avec les vagues
Nous nous rappellerons aussi ces bons dîners, à la fois copieux et dans les saveurs locales, toujours dans un cadre agréable ; ainsi à Serriera, ce poulet aux cédrats, après un apéritif très amical: « le cap corse » offert par Armèle.
La deuxième semaine nous a permis, grâce à la location de voitures, de réaliser des excursions, de visiter…et de randonner.
Le lundi, les gorges de la Restonica et après une longue montée, le lac Mélo au bord de la neige éternelle puis en fin d’après midi, la ville de Corte, village traditionnel perché au cœur de la Corse;
Le mardi, la pluie nous a offert une randonnée découverte à Cargèse, petit port situé près de notre villa ;
Le mercredi, après les orages de la nuit, il a fallu jongler avec les nuages pour voir les cascades dans la forêt d’Aitone et le b eau village d’EVISA
Jeudi retrouvant l’éclat du soleil, nous allons à Bonifacio, ville-citadelle d’une beauté extrême reposant sur une falaise toute blanche, que nous découvrons après plus de 3 heures de route, plutôt sinueuse et dangereuse ; Les bouches de Bonifacio séparent la Corse de la Sardaigne Italienne.
Vendredi nous a conduits aux aiguilles de Bavella, haut lieu de la Corse, sublime paysage de montagne, où nous avons emprunté un tronçon du GR20.
Nous avons aussi goûté à la blanquette de veau et au gâteau de crêpes d’Eliane et de Roger, au gratin de courgettes de Brigitte et de Frédéric, aux tartes et à la mousse au chocolat de Martine, au barbecue de Daniel et aux très bons plats préparés avec gentillesse par les un(e)s ou les autres
La maison, louée à Sagone, très spacieuse et bien située, offrait un accès, au bout du jardin, à une mer émeraude s’étirant dans une vaste anse de sable clair aux horizons montagneux. Là, nous avons eu le plaisir de rencontrer le gestionnaire, Jean-Marc, d’une gentillesse remarquable, qui, nous faisant entièrement confiance, nous a permis de prendre notre dernier pique-nique dans le jardin, ce samedi 11, avant de partir et de faire les dernières photos.
Ce que nous retiendrons c’est la beauté pittoresque des paysages de la Corse, la gentillesse de tous ceux que nous avons rencontrés là-bas, et pour ce qui nous concerne, l’ambiance souvent conviviale et joyeuse de notre groupe mais surtout, la générosité et l’amitié de Thérèse et Daniel qui ont réussi à merveille leur projet.
jeudi 11 novembre 2010
Népal 2010
Françoise, Monique, Jacques, Jean-Michel, Viviane, Vincent. Ginette, Dominique et Philippe.
Après une nuit passée à Bahrain nous sommes 9 accueillis le 20 en soirée à l’aéroport de Katmandou par Mingma le correspondant et ami népalais de Jean-Michel.
Le 21 : visite du Stupa millénaire de Bodnath au Nord de Kathmandou : c’est le plus grand site bouddhiste de la région. Après-midi shopping et visite du vieux Katmandou.
Le 22 au matin, nous nous séparons en 2 groupes : 3 personnes nous quittent pour la vallée de Katmandou et nous partons à 6 sur le tour des Annapurnas. La première journée se fait en bus de tourisme jusqu’à Besi Shahar puis en bus local bondé de gens et de matériaux jusque Nadji sur une piste caillouteuse et cahoteuse.
Le 23 au matin, le treck proprement dit va pouvoir commencer. On parcourt ainsi Nadji (850m)-Jagat sans grande difficulté sauf quelques passages mouillés ; Jargat – Dharapani (1860m déjà). On est dans le district de Manang et on s’approche du domaine tibétain.
Ensuite, Dharapani-Chame : on commence à apercevoir les sommets comme le mont Manaslu.
Ensuite, Chame¬-pisang : on « cotoie « presque le Lamjung Himal et l’Annapurna 2 (7937m).
Arrivés à Pisang à 14h30, quatre d’entre nous décident, plein de courage, d’aller découvrir le chorten de Pisang Haut : beaucoup de marches en pierre à monter et à redescendre bien sûr (excursion d’1h30-1h45 environ).
Ensuite, Pisang-Manang. Ici est prévue une journée non pas de repos mais d’acclimatation. Manang est un peu le rendez-vous des trekkers ; beaucoup y passent une journée avant d’affronter des parcours plus difficiles. C’est aussi là que l’on peut acheter les vêtements chauds si on ne s’est pas équipé auparavant. Pour s’acclimater le lendemain matin nous partons à 5 voir le glacier : 300m environ de montée. Après-midi détente dans Manang. On essaie de profiter du soleil et de se mettre à l’abri du vent.
C’est là que notre tour des Annapurnas va connaître sa « petite variante ». En effet, quatre d’entre nous ayant déjà fait ce trek, il fallait y ajouter des paysages nouveaux en l’occurrence le lac Tilitcho.
Nous partons donc de Manang pour le camp de base de Tilitcho. Après Khangsar et la visite d’un chorten nous allons affronter un passage difficile très raide et très étroit à flanc de montagne. Ensuite, nous allons redescendre sur le camp de base de Tilitcho (4100m environ). Nous arrivons bien fatigués, le confort est spartiate mais on s’en accommode. Le lendemain départ pour le lac Tilitcho (900m de dénivelé) le lac le plus haut du monde. Ce fut long et difficile mais ça en valait la peine. Magnifique ! Alors que l’on peine à monter et que l’on désespère d’arriver enfin on surplombe soudain cette vaste étendue d’eau ; le lac se découvre 70m plus bas. Eblouissant ! On est ensuite redescendus sur le camp de base pour un repos bien mérité l’après-midi.
Le lendemain, nous avons rejoint notre « route » du tour des Annapurnas à Yak Karka .Ce fut une marche Yoyo pimentée par la tombée de la neige toute l’après-midi. On a eu la chance de pouvoir admirer de très près de superbes yaks.
Après Yak Karka, on va à Thorong-Phedi 4450m. On se couche tôt, c’est J-1. Demain c’est le passage du col à 5416m.
Personne n’a souffert du mal des montagnes ; Momo a bien eu quelques passages à vide mais ça n’a pas duré. Le fait d’être
déjà monté à 4990 m puis redescendu nous a procuré un bon entraînement. Nous avons donc démarré à 4 h du matin avec la lampe frontale et avons marché chacun à notre rythme, doucement mais sûrement pour arriver entre 7h30 et 7h50 sous un soleil radieux (pas de vent). On serait bien restés un peu plus longtemps là-haut au soleil mais il fallait redescendre sur Multinath, environ 1500m de dénivelé. Descente accélérée et aidée pour certain(e).
Multinath – Jomson – Marpha : Dernière journée de marche, c’est long mais ça descend à plat ; dixit Jean-Michel
On a ensuite rejoint Beni en bus. Beni vaut le coup d’œil car c’est un carrefour très important. Là, se croisent des troupeaux de mules, de moutons, chèvres… beaucoup de bus et de camions… beaucoup de poussière aussi et des petites bêtes indésirables à l’hôtel.
Beni – Pokkhara en bus. Nous retrouvons Ginette qui va terminer avec nous son séjour au Népal. Dominique et Philippe ont déjà rejoint la France depuis quelques jours. Deux jours de tourisme dans la charmante ville de Pokkhara : traversée du lac pour aller visiter un chorten, visite du musée d’histoire naturelle, très intéressant notamment sur les pionniers des 8000m sur les traces d’Herzog. Nous étions là pendant la fête de Tihar : c’est l’occasion de rendre hommage à différents animaux par exemple les chiens ; que l’on voit décorés de guirlandes de fleurs. On peut aussi admirer des petites formations de danse à chaque coin de rue ; c’est très sympathique.
Ensuite ce fut Pokkhara – Kathmandou dans un charmant avion à hélices : voyage très agréable d’une heure avec vue splendide sur la chaîne de montagnes enneigées et ensoleillées.
Nous sommes allés au temple de Pashupatinath sur les rives de la Bagmati. C’est le site hindouiste le plus important du Népal et l’entrée du temple n’est pas accessible aux étrangers. La Bagmati est une rivière sacrée comme le Gange, et tout Hindouiste fervent, rêve d’être incinéré sur ses berges. Nous, touristes, observons de la rive opposée la cérémonie de la crémation en se faisant le plus discret possible.
Le Népal est vraiment un pays très accueillant aux paysages époustouflants. Nous avons fait le trek mythique des Annapurnas avec 3 porteurs et 3 sherpas qui ont fait le maximum pour nous aider.
C’est très important de voyager avec des gens du pays. Un grand merci à Jean-Michel pour nous avoir organisé ce périple dans ces conditions. A Kathmandou, nous avons été invités chez Nima notre responsable des sherpas ainsi que chez Dili notre chauffeur et guide dans la capitale : moments importants de convivialité.
Je vais terminer sur une petite note nostalgique : On me dit que le Népal change : on voit des 4x4 aller toujours plus loin toujours plus haut pour emmener des touristes. A terme n’est-ce pas un style de vie, où tout se porte à dos d’homme ou de mule, qui est menacé ? Que deviendront alors les porteurs qui ne trouvent plus d’embauche ?
Viviane
jeudi 28 octobre 2010
Amsterdam
Nous les avons tant attendus.... ces 3 jours à Amsterdam !!!
La valise prête, une courte nuit, un réveil difficile et nous y voilà, frais et dispos, au rendez-vous de 7h au cirque d'Amiens.
Tout le monde est là, ainsi que la voiture de Jean-Michel et le minibus.
Les salutations et présentations faites (pour les nouveaux), nous montons dans les véhicules et c'est parti pour 5h de route environ !
Mme GPS nous ayant bien pris en charge malgré un demi-tour sur l'autoroute, (ça commence bien), nous voilà enfin arrivés dans la grande ville des marchands du siècle d'or et de la puissance de la compagnie des Indes orientales.....!!!!
Grande chance, nous trouvons à nous garer tout près de notre hébergement. Les véhicules pourront se reposer car nous ne les retrouverons que dans 2 jours.
Arrivés donc dans la grande couronne de la ville, nous découvrons le quartier "NDSM-PIER" où se trouve notre hôtel : le "Amstel Botel", un grand bateau très sympathique amarré sur le site d'un ancien chantier naval entouré d'autres bateaux intrigants pour certains et d'un sous-marin..... et oui, la découverte hollandaise ne fait que commencer !
Ayant un peu d'avance sur l'intendance des chambres-cabines, nous allons donc remplir nos estomacs un peu vides dans un restaurant typique, le "J.kantin" situé à quelques mètres seulement de l'hôtel, installé dans un vieil entrepôt.
Une fois le repas terminé, nous retournons au Botel afin que chacun récupère la clé de sa cabine, installe ses affaires, se rafraichisse un peu et......hop, c'est reparti !!!
Nous allons maintenant prendre le bac "NDSM Werfveer" qui nous mènera aux portes de la ville en 3min seulement... Tout en marchand vers le centre, nous découvrons ainsi la ville et ses magnifiques architectures, ses bateaux, ses canaux et surtout, ses cyclistes !!!!
"Attention à gauche ! Non, à droite ! Heu...non, devant ! Ah oui mais fallait regarder derrière aussi !"
Bienvenue au cœur de la "ruée des vélos" tels les oiseaux d'Hitchcock avec, comme fond musical, "sonate de dring-dring" par "sonnette production" ! Sans compter les passages piétons qui, une fois au vert, ne nous laissent jamais le temps de traverser entièrement.... Et mieux vaut ne pas tenter le forcing, car des alertes sonores ou des décomptes secondes sont là pour vous le rappeler !
Enfin bref, une fois toutes ces drôles de coutumes assimilées, nous pouvons profiter du spectacle somptueux que nous offre la ville...
Nous errons donc au milieu du centre de la ville, découvrant les beaux quartiers aux façades magnifiques cachant de somptueuses habitations, et nous nous dirigeons vers la place du "Dam" allias "malteser" (nous avons eu la bonne surprise de se faire distribuer gratuitement des chocolats malteser pour le goûter). C'est la place principale d'Amsterdam, la plus connue des Pays-Bas, où trônent le palais royal (magnifique construction du XVIIème siècle), "De Nieuwe Kerk" (la nouvelle église) et le musée de "Mme Tussaud".
Nous descendons ensuite jusqu'à la place du "Spui", où se dresse la statut du Gavroche local "Het Lieverdje". Nous profitons de ce lieu pour y faire une pause bien méritée accompagnée d'une bonne bière pour certains ou d'un chocolat chaud ou café pour d'autres... Mais attention à l'addition, les serveurs savent y faire en nous faisant payer des bières servies de 50cl au lieu des 25cl annoncées sur la carte....
Grrrr, quelle idée d'être touriste dans ces moments là !
Bon, passons. Nous reprenons la balade et remontons tranquillement ce quartier par des rues toujours aussi coquettes les unes que les autres pour, tout doucement, mais sûrement, rejoindre le quartier que notre curiosité attendait tant : le "Red Light District", et oui le quartier rouge !!!!
Ou la la, âmes sensibles s'abstenir.....!
Nous voici donc devant un spectacle interloquant ! Au milieu des "sex shops" et "coffee shop" se trouvent les fameuses "dames en vitrine", ces plantureuses créatures qui, de jour comme de nuit, attendent le client au chaud dans leur "vitrine à coucher" décorée de façon puérile, kitsch, cucul (c'est le cas de le dire) ou encore hot, et tout cela sous les néons rouges créant ainsi une ambiance plus qu'intime. Pas d'hypocrisie à Amsterdam, ces filles ou femmes, travaillent, déclarent leurs revenus et paient leurs impôts comme tout le monde !!!
Une fois le spectacle fini, nous tentons à présent de trouver un restaurant sur le boulevard central au milieu de la foule et de quelques jeunes déjà bien avancés dans leur soirée.
Mission accomplie, nous dînons donc en appréciant les chaises pour soulager nos jambes bien fatiguées avant de repartir pour regagner le bateau qui nous ramènera au botel.....mais....au fait, le bateau, c'est bien beau, mais c'est où déjà ? C'est qu'on aurait perdu le sens de l'orientation !
Pas moins d'une heure trente plus tard, c'est chose faite (merci Madame qui était dehors sous la pluie pour nous orienter !) nous voyons le bateau arriver de loin et pour certains d'entre nous, repartirons, avec laissant une autre partie du groupe, prendre le suivant....bye bye les amis!!!
Oh ce n'est pas très gentil tout de même.....bon et bien nous les attendrons quand même, mais sur l'autre rive....
C'est ainsi que se termine cette première journée, les jambes lourdes, le pieds brûlants mais les yeux pleins d'étoiles. Nous allons nous coucher, bercés par les clapotis et vaguelettes du port.
2ème jour :
Après un petit déjeuner sucré ou salé, nous partons pour la ville, toujours avec le bateau, afin de nous rendre au bateau-mouche pour une visite d'une bonne heure, voguant ainsi dans le port et les canaux de la ville, guidés par une voix enregistrée qui nous décrit et nous explique la richesse de la ville, son architecture, son histoire et surtout son charme et sa beauté que nous ne nous lassons pas d'admirer....
Promenade terminée, nous avons 30mn de quartier libre avant de tous se retrouver pour midi sur la place "stromark" au kiosque à poissons afin de manger une grande spécialité hollandaise où nous pouvons choisir entre hareng, maquereau, roll-mops, anguille ou encore crevettes....
Sandwich sur le pouce, on boit un verre en terrasse au "café Koalt". 2ème jour, peut-être mais nous savons déjà tous comment dire : "un verre de vin blanc"!
Il est maintenant l'heure d'aller prendre le tram n°2 pour se rendre à "Vandelpark" (arrêt "Van Baelstraat") où Vincent Van Gogh, (1853-1890) nous attend... du moins son musée... Et quel musée !
Celui-ci, situé sur la place Museumplein, s'étend sur 4 niveaux et possède plus de 200 tableaux réprésentant la vie de ce grand peintre à travers ses toiles ainsi que quelques croquis et lettres qui expriment son évolution. Ce musée abrite également une grande collection d'œuvres, d'autres peintres et sculpteurs du XIXe siècle.
Chacun à son rythme nous voilà donc projetés dans la vie de l'homme à l'oreille coupée pendant 1 à 2h avant de tous nous retrouver devant le Rijksmuseum. Certains se rappelleront d'ailleurs aisément ce point de rendez-vous car hormis une inévitable photo de groupe à faire sur la structure "I AMSTERDAM", gare à ceux qui s'assoient sur l'un des bancs publics.... En effet, une caméra cachée locale n'est jamais bien loin pour en filmer certains en train de se faire chatouiller les mollets par un énorme rats en plastique ou encore un caïman...
Passée cette anecdote, nous avons à nouveau quartier libre jusqu'à 19h.....Vive le shopping pour les nanas et quelques bières pour les gars !!!
Nous terminons ainsi la journée dans un resto fort sympathique, le "Kopke restaurant" où ambiance et style étaient au rendez-vous...
Dernier jour :
Déjà dimanche, dernière nuit passée au Botel. En fin de compte, avoir le pied marin ou pas à peu d'importance, on se fait sans problème au fait de dormir sur l'eau.
Nous rendons les clés des chambres-cabines avant de mettre les valises dans un sas en attendant de les récupérer plus tard afin de profiter du pays encore quelques heures.
Bateau pris, nous allons directement chez "Frédéric" dans le centre. C'est une boutique de location de vélo...
A nous la "dring-dring attitude"! Nous allons enfin pouvoir rouler sur les pistes cyclables, tels de vrais hollandais et sonner les piétons qui oseraient s'aventurer sur notre chemin !
Il faut quand même savoir, pour la petite histoire, que les vélos hollandais sont de 2 sortes :
Les classiques, avec freins au guidon et ceux à rétropédalage pour freiner, fortement déconseillés aux novices.
Nous roulons donc direction l'île de Java, "Java Eiland" en empruntant le fameux pont Java, à travers les "Docks de l'Est" à l'Est de la gare centrale.
Tout cela sous un soleil radieux nous donnant l'occasion de s'arrêter boire un verre le long du quai après avoir garé fièrement notre vélo. A ce moment, nous croyons tous en un paradis terrestre avec une pensée pour quelques uns d'entre nous qui ont préféré flâner côté "NDSM-PIER".
Mais le temps passe et nous devons, la mort dans l'âme, rendre les vélos pour rentrer au pays.
Quelques derniers coups de pédales et de "dring-dring" sous le soleil, une dernière navette en bateau, on récupère nos valises au botel, un dernier café en terrasse....
Il est 15h, nous chargeons les véhicules et c'est reparti direction Amiens.
Nous arrivons à 20h. Derniers saluts et retour au bercail.
Merci l'ARASPAL pour m'avoir fait découvrir le groupe si sympathique,
Merci Jean-Michel et Patrick pour cette superbe virée si bien organisée,
Merci Mme GPS pour nous avoir conduit et reconduit à bon port
et Merci à tous pour m'avoir fait rêver durant ces 3 jours.
Flavie
jeudi 14 octobre 2010
Maroc
J1 / mardi 5 oct
Nous partons de Roissy à 16 h pour arriver à Marrakech à 19 h (17h, heure marocaine). A l’aéroport nous faisons connaissance avec Joseph (Youssef) qui nous a concocté un petit séjour « Maroc authentique ».
Transfert en taxi jusqu’à notre hébergement, le Riad se trouve à l’intérieur de la médina, nous sommes donc déposés à la Porte Aïlen pour rejoindre le Riad à pied. Il est somptueux… Sur 3 niveaux autour d’un puits central à ciel ouvert, il y a même un bassin en bas.
Après le partage des chambres, nous allons prendre l’apéritif sur la terrasse du haut où est installée une tente berbère. Nous sommes mis dans l’ambiance par les lumières tamisées et l’accueil chaleureux de toute l’équipe du Riad. Le soir nous mangeons une tajine. La nuit est courte et troublée par l’appel à la prière du muezzin.
J2/ mercredi 6 oct : Trek
Départ pour le trek. Nous faisons 1 h de voiture pour remonter la vallée de l’Ourika jusqu’à Setti Fatma (1 500 m) où nous rencontrons Hassan notre guide berbère. Les sacs sont chargés sur des mules, il y en a 5 accompagnées de leurs muletiers qui seront également chargés de la préparation des repas.
Nous grimpons 1 000 m, il fait chaud mais c’est tellement beau ! Nous déjeunons au Col de Fil (2 500 m) en plein air sur des couvertures posées à même le sol. On nous amène de grands plats de crudités avec thon et lentilles et du pain marocain assez plat, un peu brioché, délicieux. Et pour terminer un thé vert à la menthe, brûlant et bien sucré. C’est top !!!
L’après-midi, nous marchons à flanc de montagne dans un paysage complètement rouge. Nous traversons le village de Bizkran. Les maisons de terre rouge se fondent dans le paysage. Les villageois se montrent assez méfiants car ils ne veulent pas qu’on les prenne en photos.
Nous arrivons pour la nuit à Afkun (2 500m), un village authentique berbère, et nous installons dans la maison d’une famille. Dans la cour se trouve un hamam traditionnel dans lequel nous pouvons nous laver par 2. Nous dînons d’un couscous « maison » et dormons à 14 dans 2 chambres.
J3/ jeudi 7 oct : Trek
Après un petit-déjeuner pris assis par terre autour de 2 tables basses, nous quittons nos hôtes et leur village. Nous passons d’un paysage rouge à une montagne verte… Tout est vraiment coloré ici. Hassan nous ramasse un morceau de cobalt qui sert à fabriquer le khôl des femmes. Nous grimpons au milieu de vieux genévriers jusqu’au Col de Tizi-Hikr (2 950m). Nous y croisons un important troupeau de chèvres. Nous déjeunons au village de Tadrt (1 700m) dehors sous un noyer.
L’après-midi, nous traversons : Anfl, Tirodo, Izkon. L’étape du soir se fait au Douar Timichi (2 089m). Dîner : Tajine accompagné de frites !
J4/ vendredi 8 oct : Trek
Grosse journée de marche aujourd’hui, nous grimpons, grimpons… C’est très beau nous arrivons en altitude, la montagne est très rocailleuse. Cette rude montée se termine au Col Tizi-Tahdrt ( 3 250 m) où nous déjeunons dans un site grandiose. Puis descente toute l’après-midi jusqu’au village de Wanskr (2 300m) où nous dormons après avoir profité du hammam et de spaghettis bolognaise.
J5/ samedi 9 oct : Trek
Dernière journée de trek. Après un petit-déjeuner de crêpes au miel, nous poursuivons en traversant plusieurs villages et déjeunons à Akrsourl (1 600m) près d’une rivière.
L’Après-midi, nous rejoignons la vallée d’Imlil en passant par un sentier muletier.
Très joli et spécialement apprécié car nous savons que c’est le dernier. On était si bien dans les montagnes berbères… Nous retrouvons les 4x4 pour rentrer à Marrakech où nous sommes accueillis au Riad avec quoi ? Un thé à la menthe !
J6 / dimanche 10 oct : Visite de Marrakech.
Nous sommes accompagnés par une guide marocaine assez féministe et drôle, elle nous parle beaucoup de la condition des femmes ici.
Nous visitons : La Medersa Ben Youssef (ancienne école coranique), le palais de la Bahia, des souks (ferronniers, tanneurs), une herboristerie.
Nous déjeunons dans un restaurant de la Medina, puis nous nous promenons dans le jardin de Majorelle. Retour à la Place Jeema El Fnaa puis dîner au Riad.
J7/ lundi 11 oct : Journée au Riad
Nous allons dans un hammam du quartier. Le groupe des femmes (nous sommes 8) est accompagné par Naïma notre cuisinière qui aidée de 2 autres marocaines nous lave, nous rince, nous frotte…Nous sortons rouges et brillantes, bien détendues… Ensuite au Riad : massage à l’huile d’argan, quel bien-être !!!!
Dîner sur la place Jeema El Fna. Pour le dessert, nous achetons des pâtisseries marocaines et rentrons pour les déguster au Riad accompagnées de : Un thé vert à la menthe !
J8/ mardi 12 oct : Cascades d’Ouzoud.
Nous faisons 1 h de voiture et traversons une plaine agricole avec beaucoup de champs d’oliviers. Nous nous arrêtons dans un marché traditionnel afin d’acheter notre viande du midi. Elle est découpée devant nous.
Arrivée aux cascades d’Ouzoud. Elles font 120 m de haut, Il a beaucoup plu hier et l’eau est rouge. Original ! Arrivés au pied des cascades, nous traversons la rivière sur des radeaux avant de remonter de l’autre côté. Nous déjeunons dans un petit restaurant la viande achetée le matin même.
Retour à Marrakech.
J9 /mercredi 13 oct : Journée méchoui
Nous arrivons dans une superbe propriété à ½ h de Marrakech, grand luxe avec piscine dans le jardin. Quelle surprise, nous nous attendions à un méchoui typique chez l’habitant, ce n’est pas vraiment cela mais nous ne sommes pas déçus ! Le jardin est magnifique. La piscine nous tente mais nous n’avons pas de maillots. Tant pis on s’arrange…. En sous-vêtements.
Apéro-cocktail sur une petite terrasse du jardin, puis déjeuner-méchoui à l’intérieur. C’est somptueux et la cuisine marocaine est très raffinée.
Le soir : nous sortons dans Marrakech au « comptoir » pour aller boire un verre et regarder des danseuses marocaines faire la danse du ventre.
J10/ jeudi 14 oct : Dernier jour et retour
Matinée libre. Flânerie dans la Médina. Déjeuner au Riad puis en route pour l’aéroport… Pour ma part, je m’arrache à ce pays et ses habitants si accueillants, mais je sais que je reviendrai car il y a encore tant de choses à découvrir…
Brigitte
vendredi 13 novembre 2009
Randonnée "Les Côteaux du Champagne Aubois" du 10 au 17 oct 2009
SAMEDI 10 OCTOBRE :Tout le monde est à l’heure à la gare de Troyes ,et grâce à notre guide ,nous découvrons les trésors cachés de cette superbe cité(cours intérieures, jubé de l’église Ste Madeleine, la ruelle aux chats….).Le déjeuner à Bar sur seine est très copieux et nous repartons le ventre plein pour une marche entre Mussy et Les Riceys ;et là une récompense nous attend dans la cave des champagnes FOREZ :dégustation !!!Mais aussi de très intéressantes explications concernant l’élaboration du champagne et du fameux rosé des Riceys. On se régale. Enfin, nous prenons possession de nos chambres au gîte de la mairie des Riceys.
vendredi 26 juin 2009
Ile d'Oléron - juin 2009
Pascale Colson
samedi 10 novembre 2007
Voyage au Népal 2007
VOYAGE AU NEPAL ARASPAL DU 19/10 AU 10/11/2007
Avec : - Jean-Michel Cooche
- Didier Brulin
- Michel Petit
- Paulette et Michel Boniface
- Evelyne
- Monique Hurtrel
- Françoise et Guy Quarante
- Brigitte et Frederic Lebeurre
Accompagnés par : Nima , le sirdar, guide et chef des sherpas,
4 sherpas chargés de veiller à notre sécurité et notre confort :
Lal
Pemba
Passang
Karma : (responsable de l’intendance, la distribution des chambres le service à table s’acquittant merveilleusement bien de ces
tâches et assurant en plus le portage des sacs !)
4 porteurs :
Sange
Budhé
Kharpa Tamang
Mangal Tamang
1
1er jour le 19/10/07 :
RV à 7 heures du matin au cirque. De là nous sommes regroupés dans plusieurs voitures afin de nous rendre à Roissy.
Voyage sans problème. Nous arrivons à BAHREIN après 6h30 de vol dans un avion de la Gulf Air où nous nous sommes fait chouchouter (ex : apéritif en survolant la chaîne des Alpes, la vue est magnifique...)
Bahreïn est une île près de Dubaï au Moyen-Orient dans le Golfe Persique. Une île luxueuse très illuminée, où les belles voitures sont nombreuses. On sent l’aisance.
L’atmosphère est étouffante, chaude et humide. Nous attendons 3 h dans l’aéroport ce qui nous permet de commencer à faire connaissance. Mes premières impressions sont tout à fait positives, et seront confirmées par la suite, tout le monde est très sympa. Un bon groupe pour démarrer le voyage çà rend optimiste !
Nous sommes transférés dans un hôtel pour la nuit. Le buffet est excellent, les lits gigantesques.
2ème jour : Samedi 20/10
Départ tôt pour l’aéroport. La navette ne peut contenir tout le monde et nous partons en 2 groupes. Le mien, attend tranquillement devant l’aéroport, en observant les habitants de Bahreïn. Inutile de dire que l’on sent des habitudes de vie totalement différentes, j’aperçois sous les voiles des femmes, des jean’s et hauts talons. On sent que le voile noir est le manteau de “sortie” mais qu’à la maison, les tenues sont beaucoup plus décontractées.
Au bout d’un long moment à observer, on finit par se demander mais où sont les autres ?
Notre groupe est toujours scindé, et pour nous les premiers arrivés, attendant devant la porte, les autres ne sont pas encore arrivés. Un peu inquiets et indécis, nous nous dirigeons quand même vers l’embarquement car l’heure tourne. Et là ouf ! Face à nous, nous retrouvons les visages connus et tout aussi inquiets, il ne nous était pas venu à l’idée qu’il y ait plusieurs portes d’accès à cet aéroport !
Après les formalités d’usage, nous décollons et survolons un désert qui m’impressionne, pas un arbre ni un brin d’herbe même pas une route, un paysage lunaire sans vie, où l’on aperçoit juste la trace de cours d’eau asséchés.
Nous arrivons à Katmandou vers 17h30. La nuit tombe. L’ambiance de l’aéroport me paraît folklo et décontractée. Cela change du Moyen-Orient. Mais nous sentons tout de suite la gentillesse et le no-stress des népalais. Un autre univers...
Nous sommes accueillis par Mingma, et transférés à l’hôtel.
Le soir, nous partons une heure à la découverte de Katmandou. Un autre monde : trottoirs et chaussée exigeant de faire très attention où l’on met les pieds ce n’est pas le moment de se faire une entorse !
Les voitures klaxonnent sans arrêt. Le long des trottoirs, on peut voir une multitude de petites boutiques serrées les unes contre les autres, où l’on vend un bric à brac d’objets utilitaires ou alimentaires.
La pauvreté me saute à la figure. Ici on vend un fruit à la fois, on répare tout ce qui est abîmé et surtout les chaussures. Dans une boutique, nous voyons un homme installé devant une antique machine à coudre à pédale, nous entrons discuter avec lui, notre anglais est très rudimentaire, mais nous parvenons à nous comprendre. Ce premier contact m’enchante.
Nous avons besoin pour demain matin de photos d’identité pour les permis de trek. No problem, dans une échoppe, un photographe, nous prend en photo l’un après l’autre avec son appareil numérique, les photos sont prêtes dans une demi-heure. Drôle de mélange de pauvreté et de technologie !
La nuit à l’hôtel est courte et bruyante.
3ème jour ; dimanche 21/10
lever tôt.
Départ en minibus pour PASHUPATINATH qui est un lieu saint de l’hindouisme. Le temple
construit au bord de la rivière Bagmati, (la plus sacrée du Népal.), n’est pas accessible aux touristes. Mais au bord de la rivière se font couramment les crémations. Ici on n’enterre pas les morts, on les brûle. Effectivement, on peut voir des morts couverts de leur linceul coloré entourés de leur famille, ils sont déposés sur un bûcher funéraire, et leurs cendres seront ensuite jetées dans la rivière.
En aval, on aperçoit des enfants pataugeant dans l’eau et cherchant des dents en or.......
Ici la vie côtoie la mort.
C’est un moment très “fort” pour nous habitués à ce que la mort soit tabou, mais au Népal
mourir c’est renaître.
Nous remontons dans le minibus direction BAKHTAPUR. C’est une ville du12ème siècle d’où se dégage encore une ambiance médiévale. A l’entrée de la ville nous voyons des femmes occupées à retourner du riz étalé sur le sol sur de grandes toiles, depuis des siècles la méthode n’a pas changé.
Dès notre arrivée nous sommes accueillis par les vendeurs ambulants qui nous suivent et nous harcèlent, il me faudra un certain temps pour m’habituer à cet environnement.
En ce moment a lieu un festival de fêtes hindous, et on peut voir beaucoup de croyants venir faire leurs dévotions aux dieux hindous. Des femmes apportent de petites coupelles contenant une fleur ou quelques pétales, des grains de riz, ou des poudres colorées, et déposer cela respectueusement devant de petits autels de rue qui sont très nombreux.
Sur Durbar Square, la place principale, nous pouvons admirer la” porte d’or”, qui est l’entrée d’un temple hindou, mais interdiction de la photographier, un soldat est là qui veille !
Nous allons jusqu’à la place des potiers, dommage, pour nous aujourd’hui c’est férié et nous ne pourrons pas admirer leur adresse devant les tours. Nous nous contentons de l’architecture.
Suite de notre visite : PATAN, quartier de Katmandou où se trouvent plusieurs monuments hindous. Nous cherchons un restaurant mais tout est fermé pour les fêtes. Pour patienter quelques bananes achetées à un vendeur de rue feront l’affaire. On voit partout des vélos qui servent d’étal aux vendeurs ambulants de fruits, couverts de pommes bananes et oranges.
Nous terminons notre journée à THAMEL, le quartier commercial de Katmandou, contenant une multitude d’échoppes de quelques m2. Nous sommes constamment assaillis par les vendeurs.
Nous finissons par trouver un restaurant ouvert, et l’après-midi se passera dans le shopping des uns et des autres.
4ème jour : lundi 22/10
Aujourd’hui transfert en bus vers le point de départ du trek.
Au bout de 15 mn, panne de klaxon (il marche en continu !). Le mécanicien le débranche.
Impossible de rouler ici le klaxon sert de clignotant, et sert à signaler la présence de son véhicule dans la cohue désorganisée de la circulation. Il faut impérativement le réparer.
Restons zen on finira bien par arriver. Au Népal, no problem ! Cet imprévu nous permet d’observer et de prendre en photo tout ce qui se passe sur le bord de la chaussée et il s’en passe !
Klaxon réparé... Voyage superbe bien qu’un peu cahoteux, qui nous permet de voir beaucoup de scènes de la vie quotidienne. Les animaux sont aussi très zen ici, plusieurs fois nous sommes obligés d’arrêter pour laisser passer des vaches ou des canards...
Beaucoup de petites maisons au bord de la route, on voit les femmes faire leur lessive, cuisiner sur des petits fours en terre cuite, ou même se laver au jet d’eau devant la maison.
La conduite du chauffeur est impressionnante. Il conduit très vite (pour rattraper le retard ?), double sans visibilité dans les virages, et prévient de son arrivée à grands coups de klaxon. La route est étroite, sinueuse, et longe une vallée encaissée au fond de laquelle coule une rivière.
Sensations fortes assurées !!!
Nous faisons un arrêt à Pokhara afin de valider les permis de trek.
Nous commençons à admirer les premières rizières, et arrivons à Lumle d’où nous partons à pied. Départ du trek, l’étape est courte : 1h, la nuit tombe.
Nous nous arrêtons à Birethanti (1050 m). Notre premier lodge ! Le confort est sommaire mais tout est là : Douche tiède , WC, lavabo extérieur pour se laver les dents, des lits avec matelas et oreillers.
Question repas, la cuisine népalaise est excellente, et le contact avec les népalais chaleureux et souriant, malgré le barrage de la langue.
5ème jour : mardi 23/10
Après la traversée d’une passerelle pour sortir du village, nous attaquons les choses sérieuses.... Personnellement je stresse un peu. Je n’ai jamais fait de randonnée vais-je y arriver au milieu de gens plus expérimentés que moi ? Le sentier grimpe sec, mon coeur s’emballe un peu, je souffle comme une locomotive, je me concentre sur mes pas et surtout sur le souffle. Pour le paysage, on verra plus tard....
A 10h pause-thé. La bienvenue ! Je suis trempée et essoufflée, mais m’aperçoit qu’il en est de même pour les autres. Nous sommes tous dans le même bain, dans la même galère. La gentillesse de tous me fait chaud au coeur, mes appréhensions disparaissent je vais pouvoir commencer à admirer le paysage ! Qui est d’ailleurs magnifique très verdoyant car nous ne sommes pas encore très haut.
Le midi arrêt à Tikhebhungga (1540 m).
Dès le repas fini, nous attaquons les marches. Il y en a beaucoup à monter aujourd’hui. J’en compte jusqu’à 1 000 puis je laisse tomber, on n’en voit pas le bout.
Toujours trempés et essoufflés nous arrivons à Ulleri (1960 m) pour passer la nuit.
Il n’est pas tard, et il reste plusieurs heures de jour pour visiter le village et faire des photos.
Ce village de montagne me plaît, on y sent beaucoup de vie, et il est resté très authentique.
Dans le haut du village, une balançoire est installée faite de grandes tiges de bambou entrecroisées, des enfants y jouent bruyamment.
Plus bas d’autres enfants font claquer des pétards, et courent dans les ruelles. Les enfants du monde sont bien tous les mêmes, pétillants et débordant de joie de vivre.
En nous promenant nous arrivons dans de petits potagers, c’est plein de charme.
Plusieurs maisons sont inhabitées et nous en profitons pour les approcher de près en passant sur les terrasses. C’est magnifique, très soigné et simple en même temps.
Nous apercevons des rondins de bois fixés aux maisons et percés d’un petit trou, ce sont des ruches !
Nous terminons la journée en jouant aux dés : au 5 000.
Quant à Frederic, il passe tout son temps dans la cuisine à observer les gestes et les ingrédients utilisés par les népalais, et c’est vrai que le résultat est là, nous faisons encore un excellent
repas.
6ème jour : mercredi 24 octobre
Ce matin au réveil, nous pouvons admirer l’Annapurna dans le lointain, mais vision de courte durée, car les nuages montent du fond de la vallée.
Petit déjeuner sur la terrasse du lodge ; pan cakes au miel et milk tea.
Des porteurs sont arrivés au village avec des cages à poules sur le dos. C’est un curieux spectacle. On les voit déposer leur fardeau sortir leur marchandise et la proposer aux habitants du village en pesant les poules la tête en bas.
Un muletier prépare le chargement de ses bêtes. Dès que les bâts sont prêts, on voit les mules
partir seules sur le chemin, visiblement elles connaissent le trajet !
Nous aussi nous mettons en route, des marches, toujours des marches ! Mais le rythme est plus lent qu’hier.
Nous entrons dans une forêt de rhododendrons et rattrapons la caravane de mules. J’adore marcher ainsi au milieu des animaux avec les cris et les sifflements de la népalaise qui les accompagne.
Arrêt à 10 h pour la pause-thé du matin. La forêt est somptueuse, formée de rhododendrons centenaires aux troncs noueux et impressionnants. De temps en temps une cascade.
Repas de midi à NAYATHANTI (2 430 m). Nous sommes bien installés sur une terrasse au soleil. Une petite fille est là qui fait ses devoirs à genoux sur un banc (de l’anglais !)
Les sherpas se mettent à rire brusquement, ils ont vu un yéti sur la terrasse (Didier torse-nu....)
Nous montons toujours dans la forêt : Rhododendrons, cascades, caravanes de mules. L’horizon est bouché, pas beaucoup de ciel bleu...
Soir : arrivée à GHOREPANI (2 850 m). Nous sommes rançonnés à l’entrée du village par des maoïstes : 100 roupies par personne pour pouvoir continuer .
7ème jour : jeudi 25
Lever à 4 h du matin pour aller admirer le lever du soleil sur le mont Poonhill (3 150 m).
Rude montée dans le noir. Des marches, toujours des marches. Nous sommes beaucoup trop couverts car en fait malgré l’heure matinale, il ne fait pas froid.
L’arrivée au sommet est largement méritée. Nous ne sommes pas les seuls à vouloir profiter du lever du jour ! Dans le sentier on voit un défilé continu de petites lampes frontales.
Un peu d’attente avant que les étoiles ne pâlissent, mais ça en vaut la peine ! Nous avons de la
chance, hier soir l’horizon était complètement bouché, mais ce matin c’est dégagé. Nous admirons les changements de lumière sur le Dhaulagiri, l’Annapurna et le Machapuchhre.
Nous prenons ensuite le temps avec Françoise et Monique d’accrocher un drapeau à prières
La descente se fait calmement en prenant beaucoup de photos. Le panorama est superbe, mais nous voyons les nuages monter, cet après-midi ce sera bouché, il faut en profiter maintenant.
Le reste de la journée se passe tranquillement, nous ne changeons pas de lodge aujourd’hui, c’est la journée palier pour nous habituer à l’altitude et prendre le temps de faire des globules rouges... Alors shopping, courrier, ou visite du village.
8ème jour : vendredi 26
Nous partons vers 8 h pour entamer le circuit “balcon des annapurnas”. Nous commençons par monter (encore des marches !) et arrivons sur un dôme avec beaucoup de drapeaux à prières à 3 060 m d’altitude. Ici à cette hauteur, tout est encore verdoyant.
Nous redescendons ensuite dans une petite vallée avec cascades et rhododendrons, tout le monde apprécie.
Repas à BANTHANTI (2 550 m). Dans le bas du village nous voyons des hommes occupés à découper une carcasse de vache, les abattoirs aseptisés d’Europe paraissent bien loin !
Après avoir marché encore un bon moment dans la forêt, nous arrivons pour la nuit à TATAPANI (2 680 m). Il n’y a pas d’électricité dans les chambres le confort est sommaire. Nous nous retrouvons à 11 dans la chambre de Jean-Michel pour jouer aux dès, ambiance très chaleureuse malgré le décor et la température extérieure...
9ème jour : samedi 27/10
Contents de quitter ce lodge, il n’était vraiment pas terrible. En repartant nous voyons des singes dans la forêt.
Nous descendons sur un versant assez dégagé et ensoleillé, et traversons quelques fermettes avec potagers en terrasse, vaches dans les étables, troupeaux de chèvres angora, c’est très bucolique... 2 hommes nous croisent avec une charrue en bois sur l’épaule et leurs vaches devant eux, ils viennent de labourer une terrasse en contrebas.
Plus loin on peut voir 2 femmes l’une en train de filer, l’autre de tisser, confectionner des couvertures de laine.
Après avoir traversé une rivière sur une passerelle suspendue nous prenons notre repas de midi dans un village plein de charme. Nous en avons plein les yeux, l’ambiance est très paisible ici.
Soir : nous nous arrêtons à CHOMRONG (2 170 m), dans un lodge très propre et tout à fait agréable. Activités habituelles : douche, thé petits gâteaux, jeu de 5 000 aux dés, apéritif , repas...
Demain nous attaquons les choses sérieuses.....
10ème jour : dimanche 28/10
Nous quittons Chomrong en descendant des marches à travers le village, c’est toujours aussi joli!
Nous traversons un pont suspendu puis commençons à monter. Beaucoup de dénivellé aujourd’hui. Heureusement les lodges le long du chemin nous permettent de faire des haltes et de retrouver notre souffle. La pause-thé de 10 h se fait sur une terrasse au soleil avec vue sur le Macchapuchhre, un aigle plane dans le ciel ça sent la montagne...
Après avoir encore monté et descendu de nombreuses marches, nous nous arrêtons à Bamboo pour déjeuner (2 280 m).
L’après-midi nous traversons une forêt qui ressemble à une jungle avec des bambous et rhododendrons plein de lianes. J’aperçois même un petit caméléon. Toujours beaucoup de relief.
Nous dormons à DOVAN (2 505 m) près d’une grande cascade (un peu bruyante ...)
11ème jour : lundi 29/10
Grosse journée aujourd’hui, nous devons monter de 1 200 m et sans compter les descentes à remonter ensuite... Nous commençons par traverser de la forêt à l’ombre, Vivement qu’on monte pour voir le soleil ! nous voyons des cascades magnifiques et les couleurs de l’automne dans les arbres. certains voient des singes. A force de monter et d’enjamber des roches ou des racines j’ai l’impression d’avoir “le cerveau dans les pieds”.....
Nous passons quelques petits ponts à émotion, en bois.
Le midi nous nous arrêtons à DEURALI (3 200m) Le repas est le bienvenu ! Nous sommes au coeur des montagnes, sortis de la forêt. La vue est magnifique, quand les nuages le permettent. 25° sur la terrasse à 3 200 m d’altitude.
L’après-midi le paysage est de plus en plus beau, nous avançons en longeant une falaise imposante sur notre gauche. Sur notre droite : la Modi Kola (= rivière de lait) porte très bien son nom car l’eau en est blanchâtre. Avec les rochers colorés c’est un joli spectacle. Dommage, nous sommes sous une cloche de nuages qui atténue la lumière et les couleurs.
Plus loin nous traversons une étendue relativement plate, couverte de grandes herbes jaunes. Je vois des ancolies et des pieds d’alouette. Le manque de lumière ne nous permet pas de faire de belles photos, peut-être au retour ?
Le soir nous arrivons au camp de base du Macchapuchhre à 3 700 m d’altitude, dans un brouillard de plus en plus épais. L’air est vif et piquant, on sent la haute montagne.
Après le thé de 16 h nous jouons aux dés mais il fait bien froid. Pas de douche aujourd’hui il n’y en a pas ici. Pas grave, vu la température, ça ne manque pas.
Nous faisons avancer l’heure du repas pour rejoindre nos duvets au plus vite.
12ème jour : mardi 30/10
Ce matin nous montons à l’Annapurna base camp à 4 130 m d’altitude. On appelle ce site le “Sanctuaire” , il est sacré pour les népalais. C’est un cirque entouré de hauts sommets.
Nous partons à 7h30 pour essayer de devancer les nuages. La montée n’est pas trop raide mais se fait dans un épais brouillard qui cache la vue. Nous essayons de positiver, peut-être qu’en haut nous serons au-dessus des nuages...
Le paysage est très beau bien que manquant de lumière. Toujours ces herbes jaunes parsemées de gros rochers et la Modi Kola le long du chemin. La rivière devient très étroite on voit que l’on remonte à sa source.
A un moment un rayon de soleil nous dévoile de hauts sommets sur notre gauche. Je hurle de joie, nous venons de passer les 4 000 m !
Arrivés en haut, la vue est superbe mais il faut négocier avec les nuages toujours très présents.
Cela donne une atmosphère irréelle, encore plus “magique”...
Autour de nous :
- le Macchapuchhre 6 993 m
- le Hiunchili 6 441 m
- l’Annapurna sud 7 219 m
- l’Annapurna I 8 091 m
- Le Tarke Kang
glacier-dôme 7 202 m
- Le Singu Chuli 6 501 m
- Le Tharpu Chuli 5 663 m
- Le Gandharb Chuli 6 248 m
La vue nous récompense des efforts de la montée. Tiens d’ailleurs, ici il n’y a plus de marches!
Derrière les lodges se trouve un grand chorten sur lequel nous faisons une photo de groupe.
Nous y accrochons nos drapeaux à prière. Moment fort auquel tout le monde participe.
Puis nous nous promenons dans le cirque où l’on peut voir une quantité de petits cairns.
Nous voyons également de petites edelweiss.
Sur le côté se trouve un grand glacier couvert de morènes.
Repas de midi : des frites !!!! accompagnées d’un morceau de fromage porté pendant tout le trek par Pemba.
Nous redescendons en 2 groupes pour faire durer ce moment le plus longtemps possible.
Retour des nuages, pas de doute, il est temps de rentrer...
Après-midi tranquille au lodge. Partie de 5 000 avec Karma. Ses yeux pétillent, les népalais sont très joueurs. Dans un coin le propriétaire du lodge joue de la guitare les népalais de notre groupe chantent avec lui. Moment très agréable.
13ème jour : mercredi 31/10
Nuit très froide pour tous, 5° dans les chambres et dehors il a gelé. Après tout on sera peut-être mieux plus bas.
Descente tranquille en prenant notre temps. Le soleil est avec nous et nous permet d’apprécier les paysages qui étaient un peu bouchés en montant.
La Modi Kola a pris de l’ampleur et nous accompagne de son bruit assourdissant. Toujours de belles cascades sur la falaise.
Nous repassons les “ponts à émotions”... Tiens c’est curieux, ils paraissent plus faciles au retour !!! Serait-ce dans la tête ?
Progressivement nous entrons dans la forêt, l’eau ruisselle de partout et nous retrouvons la jungle. Repas de midi à DOVAN
L’après-midi toujours la forêt. Nous retrouvons des marches à monter, ça faisait longtemps !
Monique les compte : 872 ! mais il y en a encore ensuite.
Nous dormons à SINUWA (2 340 m)
14ème jour : jeudi 1er novembre (10ème jour de marche !)
Nous poursuivons notre descente, le terrain est dégagé, le temps au très beau, la vue est magnifique.
Nous traversons de petits villages avec beaucoup de scènes paysannes, tout le monde apprécie d’être sorti de la forêt.
Nous retrouvons les buffles noirs qui ruminent paisiblement, les volailles qui picorent autour des maisons, les poussins sous des cloches en paille tressée, une femme qui aiguise sa faucille sur un muret avant d’aller aux champs, les potagers en terrasse avec les alignements de gros choux et les haricots qui poussent à 3 m de haut le long de hautes perches.
Des paysans en train de monter une grosse meule de foin pour l’hiver. Ici, dans 1 mois ou 2 il neige.
Les portes ouvertes des cuisines permettent d’admirer des murs entiers de vaisselle en inox bien alignée : des pyramides de gobelets qui brillent dans la pénombre des pièces enfumées
( pas de conduit de cheminée dans les maisons népalaises).
Les épis de maïs sèchent aux fenêtres ou sous l’auvent des maisons.
Les enfants partent à l’école, les filles avec leur jupe plissée bleu marine leurs grandes chaussettes blanches et leur sac en bandoulière.
Nous allons vers Chomrong, encore beaucoup de marches à monter, mais cela passe bien car il y a beaucoup de choses à admirer. A l’entrée du village nous passons devant l’école, les enfants sont en train d’y travailler.
Arrêt dans un lodge pour le repas de midi. Longue pause au soleil pas désagréable ...
Nous mangeons un dal bat avec les sherpas et porteurs.
Bien que nous soyons fort descendus en altitude, le temps dégagé nous permet d’admirer les hauts sommets au dessus des collines verdoyantes.
Après-midi, toujours descente, à la sortie de Chomrong, nous bifurquons pour quitter l’itinéraire pris à l’aller. Nous marchons sur un versant très ensoleillé on se croirait en été .
Nous arrivons à JHINUDANDA (1 780 m) vers 14 h. L’entrée du village est magnifique, nous marchons au milieu des fleurs, et nous installons dans un lodge très confortable, avec une terrasse en hauteur, face aux montagnes verdoyantes, c’est grandiose !
A 20 mn d’ici se trouve une cascade d’eau chaude et sulfureuse. Nous y descendons presque tous accompagnés des porteurs et sherpas.
Au bord de la Modi Kola se trouvent 2 grands bassins d’eau chaude (35°). Après quelques hésitations (personne n’a de maillot de bain), nous nous y plongeons tous avec délice, les uns en slip, les autres à moitié habillés, pour un bon moment de rire et de détente, français et népalais mélangés.
15ème jour : vendredi 2/11
Nous descendons et passons un pont en bois avec des rondins. Quelques vaches nous suivent et à notre surprise passent également le pont. Cela donne des photos superbes.
Près du pont, dans une hutte, se trouve un moulin pour moudre le grain des villageois.
Une femme arrive avec sur le dos sa hotte chargée de maïs et met en route le moulin. Lal nous explique que c’est avec cette farine que l’on fait les pan cakes du petit déjeuner.
Plus loin nous voyons des vols de petits perroquets verts reconnaissables à leurs longues queues et à leur cris stridents.
Nous longeons des fermettes avec beaucoup de scènes de la vie paysanne.
Une femme est en train de rejointoyer sa terrasse avec de la boue afin que la grain qu’elle va trier ensuite ne file pas dans les fentes.
Nous voyons 2 femmes qui tissent une toile servant à fabriquer de grands sacs que les népalais portent croisés dans le dos afin d’y mettre leurs affaires.
Assis dans l’herbe, deux menuisiers fabriquent des lits, avec un matériel assez rudimentaire...
Nous traversons un très grand pont suspendu assez impressionnant !
Ce midi nous mangeons à LANDRUK (1 690 m). C’est un grand village magnifique que nous traversons très lentement tellement il y a de choses à regarder : récolte et battage du riz, des vaches en train de tourner attachées à un pieu, et foulant la paille, poussées joyeusement par des enfants.
Ailleurs ce sont des légumes secs qui sèchent sur de grandes nattes.
En début d’après-midi nous sortons du village en croisant beaucoup d’enfants qui nous réclament de l’argent. Cela me déçoit un peu et casse le charme du village. Est-ce la rançon du tourisme ? Même les adultes que nous prenons en photo, acceptent mais pour l’argent... Du coup je n’ose plus prendre de photos.
L’après-midi, nous poursuivons dans les rizières, paysages superbes avec la couleur verte déclinée sur tous les tons.
Un dernier escalier, nous arrivons à TOLKA pour la nuit. Fréderic se promène dans le village en admirant des chevreaux, mais des enfants lui mettent les mains dans les poches. Dommage...
16ème jour : samedi 3/11, (dernier jour de marche)
Ce matin, belle surprise, nous nous levons avec vue sur l’Annapurna sud. On pensait ne plus les voir ces belles montagnes...
A la sortie du village nous marchons sur un chemin “normal”... un vrai chemin qui monte doucement sans marches ni grosses racines ou rochers à enjamber. On apprécie...
De plus on traverse des rizières, c’est très beau.
Plus loin on retrouve quand même un escalier à monter, le dernier ?
Une pause-thé au milieu est la bienvenue. Nous passons un col à 2 000 m, en haut nous sommes censés avoir une vue superbe sur Pokhara, mais nous sommes dans la brume...
Après le col, descente, c’est logique. Nous déjeunons à Pothana (1 950 m), sur une terrasse au soleil, de pizzas aux légumes et aux oeufs. Délicieux ! Des aigles planent juste au dessus de nous.
L’après-midi :descente tranquille à travers une prairie rocailleuse, c’est très différent de ce que nous avons vu plus haut. Est-ce le fait d’être proches du fond de la vallée ?
Nous arrivons à Dampus. Plusieurs fois des bandes d’enfants nous bloquent le passage en chantant “Sampiriri”, et en réclamant de l’argent. Nous devons presque passer de force...
Nous passons la nuit dans un lodge plus que moyen, mais soyons patients, c’est le dernier...
On sent dans cette région énormément de misère, et un comportement différent de la population vis à vis des touristes.
17ème jour ; dimanche 4/11
La nuit a été très agitée, à cause de souris dans les plafonds.
Plus que 1h30 de marche.
Nous sortons du village en rencontrant encore des barrages d’enfants.
Un des sherpas nous explique qu’à cause du festival religieux ils ont le droit de réclamer aux passants. Nous ne sommes pas tous complètement convaincus...
Nous traversons encore des rizières, c’est le moment de la récolte. On voit le riz coupé en gerbes, en train de sécher sur le sol des champs. Puis des paysans le battent pour en extraire les grains, et forment de grosses meules avec la paille récupérée.
Le vent est chaud on se croirait l’été chez nous au moment des moissons...
Nous arrivons à Phedi, c’est la fin du Trek. Nous retrouvons la route goudronnée, la circulation, les gaz d’échappement, et toujours le klaxon.
Nous faisons une photo de groupe sur les dernières marches du trek.
Nous prenons un bus pour aller à Pokhara, et retrouvons comme au premier trajet toutes les scènes de la vie quotidienne au bord de la route. Encore la moisson du riz, les vendeurs de fruits, un cireur de chaussures, un tailleur assis devant une antique machine à coudre, des petites échoppes partout...
Des bougainvillées en fleur, des magasins de matériaux (plus sommaires que chez nous...), beaucoup de femmes avec leurs saris colorés, des hommes qui jouent aux cartes, une grande balançoire en bambou, un sadhu.
On croise des bus surchargés, avec bagages et passagers sur le toit.
Arrivée à l’hôtel, changement de décor avec le lodge de cette nuit...
Sur le toit de l’hôtel, il y a une grande terrasse qui permet d’avoir une vue panoramique, nous sommes à 100 m du lac.
Pokhara est une ville étrange où l’on retrouve la ville et la campagne mélangées ; des maisons partout, mais la moindre petite parcelle de terre est cultivée en potagers, et les vaches se promènent au milieu de la route.
De ma chambre, je vois une femme ramasser du fumier à la main sans outil, le mettre dans une hotte et certainement ensuite aller l’épendre sur un potager.
Repas de midi à l’hôtel : un curry de poulet délicieux, mais très pimenté...
L’Après-midi : shopping libre dans Pokhara.
Le soir : repas à l’hôtel, steack de buffle/frites...
18ème jour : lundi 5/11
Ce matin nous partons à pied rejoindre le lac, où nous montons dans des barques très colorées.
L’ambiance est animée, car à quelques centaines de mètres, au milieu de l’eau se trouve sur une île un temple hindou où des pèlerins se rendent pour leurs dévotions
Quant à nous, nous rejoignons un chemin sur l’autre rive. Ambiance paisible grâce au lac, cela change des montagnes, pourtant toutes proches, mais elles sont toujours cachées par les nuages... et nous ne faisons qu’entrapercevoir quelques sommets enneigés.
La montée est raide, heureusement avec vue sur le lac, nous retrouvons quelques rizières.
Nous arrivons à un grand stupa blanc et doré, malheureusement en travaux, nous ne pouvons donc y monter.
De l’autre côté de la colline, nous retrouvons la banlieue de Pokhara où se trouve un village de réfugiés tibétains. Nous marchons au bord de la route et sommes au coeur des scènes quotidiennes que nous avons vues du bus avec en plus le bruit et les odeurs !
Nous visitons un temple bouddhiste où se trouvent quelques moines, certains à l’extérieur sont en train de façonner une sculpture très découpée à partir de pâte faite avec de la farine.
Ensuite, visite d’une fabrique de tapis tibétains. Sur de grands métiers à tisser des femmes sont en train ligne par ligne avec une adresse et une rapidité incroyables de confectionner d’épais tapis de laine. 6 jours pour fabriquer un tapis de 50 cm/50 cm....
Devant la porte, des femmes plus âgées filent et cardent la laine.
Retour à Pokhara en bus.
L’après-midi : shopping. Nous allons à plusieurs boire un jus de fruit (1/2 litre !) absolument délicieux fait à partir de fruits frais. Panne de courant dans toute la ville, ça a l’air d’être quotidien ici... Retour à l’hôtel dans le noir et sous la pluie. C’est rare à cette saison...
19ème jour ; mardi 6/11
Ce matin : retour à Katmandou en bus. Ca secoue toujours autant, le voyage est un peu long il fait très chaud (Dans quelques jours nous sommes en Picardie...La température ne sera pas la même !) Heureusement que les routes très animées du Népal offrent beaucoup de spectacle.
Pause de 10 h près d’un marché qui a beaucoup de charme ; on peut y admirer des piles de fruits et légumes, dont des tomates très colorées, et des brochettes de poissons séchés.
Dans Katmandou il y a des embouteillages monstre, notre chauffeur double une file qui n’en finit plus, il est en triple file et bloque les voitures qui arrivent en face. C’est Katmandou...
Les tatas, bus et scooters forment un méli-mélo qui semble inextricable, mais nous finissons par arriver à l’hôtel.
A 18 h, Jean-Michel offre un pastis à tout le monde et nous offre à chacun une écharpe en soie, tradition népalaise pour les remerciements. Nous sommes touchés. Nous discutons du voyage, de ce qui nous a plu mais aussi ce qui a été difficile.
Le soir nous allons dans un tout petit restaurant très sympa?
20ème jour : mercredi 7 novembre
Nous allons à BOUDDHANATH (quartier tibétain). C’est très différent, nous croisons beaucoup de moines. Un énorme stupa se dresse au milieu de la place, la base en est couverte de rouleaux à prière, qui sont tournés énergiquement par les passants.
Sur le côté se trouve un temple où l’on peut entendre se dérouler une cérémonie : les moines psalmodient des prières et par moments activent un gros gong, des trompettes ou des cymbales. Pour ne pas les déranger nous montons sur le stupa, nous reviendrons plus tard...Et allons visiter le reste de la place.
De retour au temple, la cérémonie est terminée, la porte ouverte, nous en profitons pour visiter l’intérieur, très richement décoré. Les murs et le plafond sont entièrement peints, et au fond se dresse un immense Bouddha doré qui fait plusieurs mètres de haut. Pendant que nous visitons l’intérieur, Frederic et moi, les moines reviennent s’installer, ferment le rideau d’entrée et reprennent leur cérémonie. Que faire ? ma curiosité l’emporte et je m’assieds discrètement en tailleur dans un coin. C’est un moment très fort pour moi, j’observe respectueusement les moines qui accompagnent leurs prières de toute une gestuelle. Je resterai là des heures, mais le groupe m’attend dehors...
Nous allons en bus à THAMEL, au “Yack lodge”, manger des momos (raviolis faits à partir de farine de riz, fourrés de viande ou légumes, et cuits à la vapeur), et goûter à la bière tibétaine chaude et acide, à base de millet, d’où beaucoup de photos de grimaces des uns et des autres.
Après-midi : visite de Katmandou. Il est difficile de circuler, piétons, cyclistes, voitures, scooters, vendeurs sont entremêlés dans un grouillement animé et bruyant, difficile à décrire, il faut le vivre !
Nous allons à DURBAR SQUARE, une place très ancienne de Katmandou où se trouvent beaucoup de temples. Nous entrons dans la cour de celui de la Koumari, une jeune vierge qui sera considérée comme une déesse pendant une année, et conservera toute sa vie le privilège d’avoir été Koumari.
Le soir nous sommes invités par Mingma dans un restaurant typiquement népalais. Nous commençons par monter à l’étage pour l’apéritif. Déchaussés, nous nous installons en tailleur, autour de petites tables basses.
Quelques danseuses, présentent les costumes et danses qui correspondent aux différentes
ethnies népalaises. C’est très joli, elles sont très gracieuses. Nous avons droit au fameux “sampiriri”.
L’apéritif est excellent, quelques pop-corn pour commencer, puis des cacahuètes marinées à l’huile, avec du gingembre râpé, des zestes de citron, de l’aïl et des oignons, c’est très original! Puis suivent des momos à la viande et des frites. Est-ce seulement l’apéritif ?
Du raki nous est servi dans de petites coupelles en terre, puis flambé avant d’être bu ...
Pour le repas, il nous sera servi un dal bhat, très raffiné, des légumes croquants et une viande de grande qualité.
Merci Mingma...
21ème jour jeudi 8/11
Ce matin nous allons à pied à SWAYAMBHUNATH. Nous traversons un quartier populaire très poussiéreux, bruyant et sale la misère est omniprésente.
Nous passons près d’un temple où se font des crémations. Un corps attend allongé sous un linceul...
Nous arrivons au stupa que l’on atteindra en montant quelques marches... Du haut nous surplombons tout Katmandou. Des singes sont là mais attention aux agressions !
Beaucoup de rouleaux à prière au pied du stupa. Des népalais sont rassemblés devant un petit temple et font leurs offrandes de riz, de pétales de fleur, d’eau, ou de poudres colorées.
Midi : Nous retournons au Yack lodge à Thamel, puis shopping dans le quartier.
Le soir, nous allons manger une fondue népalaise dans un restaurant.
Le repas est excellent, la table est couverte de petits bols contenant des aliments variés, et au centre de la table, un grand récipient en cuivre rempli d’un bouillon dans lequel flottent des légumes et de la viande. Nous nous régalons...
22ème jour : vendredi 9/11
Matinée libre. Nous allons faire nos derniers achats.
Repas de midi à l’hôtel. Nous nous dépêchons de libérer les chambres, dernier bouclage des sacs du séjour.
Départ de l’hôtel vers 16h30, nous retrouvons Mingma à l’aéroport où il nous offre à chacun une kata, écharpe de remerciement.
Jean-Michel rassemble les passeports et billets de chacun pour passer à l’enregistrement des bagages, où nous restons bloqués un temps terriblement long, car 2 des billets ne passent pas.
La queue derrière nous devient impressionnante, restons calmes....
Problème réglé, encore un peu d’attente et nous décollons à 20h20, à l’heure !
Je suis assise près d’un hublot et malgré l’obscurité, la vue de Katmandou est superbe....
Un tapis de petites lumières colorées et très étendues. A la prochaine fois....
Voyage sans problème avec une escale de quelques heures en pleine nuit à Bahreïn.
Arrivée à Roissy, à 7h02 comme prévu, exacte la compagnie Gulf air....
Nous nous répartissons dans les voitures venues nous chercher et direction la Picardie.
Je sens un certain contraste entre la conduite sur autoroute en France, et la circulation au Népal... Changement d’univers...
Chacun va maintenant se réadapter à son quotidien, mais enrichi de tout ce qu’a pu nous apporter ce beau voyage.
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J’ai bien conscience que ce carnet de route de notre voyage est limité à ce que j’ai pu vivre moi-même, à chacun donc de compléter avec son propre vécu.
Je vous conseille d’aller voir sur internet le site suivant qui donne des informations très complètes sur le Népal :
http://www.zonehimalaya.net
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Ce que nous avons le plus souvent mangé :
Petit-déjeuner : chapatis, pancakes ou apple pancakes, tibetan bread (excellent), ou toasts confiture. comme boisson ; milk-tea, black-tea, ou milk-coffee.
autres repas :
- spring-rolls, chaussons fourrés de légume ou viande,
- momos, gros raviolis faits avec de la farine de riz, fourrés de légumes et viande et cuits à la vapeur.
- nouilles chinoises mélangées avec des morceaux d’omelette et des légumes croquants.
- dal bhat, plateau de riz, légumes pommes de terre, le tout assaisonné d’une sauce aux lentilles et bien relevé !
- pizzas, frites...
- pommes de terre sautées, épicées, très différentes de celles que l’on mange en France.
REGLE DU JEU DE 5 000 (5 dés)
Le 1 vaut 100 pts
le 5 vaut 50 pts
On joue les dés en totalisant les pts. Tant qu’il y a un 1 ou un 5, on peut continuer avec les dés restant, si ce n’est pas le cas, on perd tout. Si les 5 dés marquent des pts on peut continuer à jouer en les rejouant tous.
3 dés marquant 1 = 1 000
“ 2 = 200
3 = 300
4 = 400
5 = 500
6 = 600
Pour démarrer, il faut au minimum 500 pts
Le gagnant est celui qui arrive à 5 000 tout rond.
Recette du mustang coffee:
- 1/3 de café
- 1/3 d’huile de friture ayant servi au moins 10 fois...
- 1/3 de raksi

