mardi 19 septembre 2006

Voyage au Pérou

PREMIERS ECHOS DU VOYAGE AU PEROU …

Sans sacrifier « les désormais traditionnelles et prestigieuses incursions népalaises (prochain départ annoncé pour l’automne 2007 – voir programme) l’ARASPAL proposait en 2006 un voyage au PEROU dans le style « aventure à la portée de tous », harmonieuse alchimie de culture, de trek et de fantaisie…

Ce périple inédit a été préparé par Philippe (un compatriote exilé à CUZCO) et conduit localement par Edgar, un vrai « pro » alliant toujours l’exposé documenté et l’anecdote adéquate. Tout en nuance chez ce quechua « pur porc » (ou plus exactement pur cochon dinde ! ! !). A peine débarqués dans la capitale péruvienne nous filons plein Sud par la panaméricaine qui longe le désert côtier enveloppé dans une brume persistante pour atteindre PARACAS ; là un frêle esquif emporte nos 25 aventuriers picards (d’adoption pour certains !) à la découverte du « candélabre » et des îles BALLESTAS, avec sa multitude de volatiles divers (cormorans, pélicans) qui cohabitent avec lions de mer et otaries.

Après cette mini-croisière ; sans désemparer, nous embarquons dans des petits « coucous » pour survoler les mystérieuses « lignes de NASCA », formant, sur le sol sablonneux des dessins géométriques représentant tout un bestiaire réalisé par une civilisation à peine identifiée et venue du fond des âges… Vite, un « pisco » pour nous remettre de ces premières émotions, « il s’agit d’un alcool rugueux assimilable à un marc de raisin).

En route pour AREQUIPA… après un long trajet routier avec vue sur le pacifique, nous atteignons « la ville blanche, typiquement coloniale, ville commerçante (alpaga) au pied du volcan « Misti », mais également cité fervente, on se souviendra de l’imposant monastère « Santa Catalina » qui a accueilli jusqu’au 19ème siècle, les dominicaines dans des conditions, il est vrai, assez éloignées des règles originelles…

Nous parcourons alors l’altiplano (hautes terres entre cordillère et côte qui offre un somptueux paysage de canyons aux couleurs chatoyantes sublimées par un soleil généreux. Avec le lac TITICACA, voici un autre site naturel et incomparable ; la plus vaste zone lacustre de la planète à 3 812 m d’altitude ! (certaines en ont fait la douloureuse expérience… Merci la merveilleuse petite bombe de TONTON EDGAR ! !
Sur cette véritable mer intérieure, nous naviguons vers de curieux « radeaux » constitués par une accumulation de roseaux savamment positionnée où vivent ( ?) des familles UROS.
Après une nuit incroyablement étoilée au bord du lac, chez l’habitant où la qualité de l’accueil (et l’exotisme !) sont notoirement appréciés, nous parcourons l’île de TAQUILE, réellement attachante par son authenticité, son originalité… qu’il est loin le monde moderne ! ! même la police n’a pas le droit de cité ici ! ! !

Avec CUSCO, l’ancien « nombril du monde », nous parvenons directement sur les traces du prodigieux empire Incas ; des moments intenses et riches en émotion devant ce mythe… Nous découvrons partout l’empreinte, les jalons de l’humanité en marche » avec intra muros, quelques monuments exceptionnels édifiés lors de l’occupation espagnole (cathédrale, la Merced, le monastère San Domingo) avec les sites précolombiens de Saqsaywam dont les vestiges colossaux surplombent la ville, décors légendaires et suggestifs pour « la fête de l’Inca », l’Inti Raymi organisée chaque année en juin, en présence d’une foule galvanisée dans un même élan cosmique.

Les visites passionnantes s’enchaînent avec la forteresse de Puka Pukara et la fontaine sacrée de Tombo Machay..
Le site archéologique de Pissac nous offre l’insigne opportunité d’approcher les vestiges de diverses constructions audacieusement positionnées à flanc de montage (temple de la lune, temple du soleil…) La descente pédestre au fil des terrasses aux longues courbes gracieuses et des murailles aux énormes pierres ajustées permet d’atteindre le village actuel et son pittoresque marché où chacun a pû négocier parfois avec succès mais toujours avec conviction l’achat de divers produits de l’artisanat indigène.
Après une halte dans une ancienne hacienda reconvertie en luxueux palace, nous engageons avec détermination, le trekking pour un itinéraire sauvage des sentiers aux altitudes très flatteuses (4200m) et certains passages vertigineux surplombant « la vallée sacrée des Incas ». Irriguée par l’Urubamda et dominée par les sommets enneigés de la Cordillère.
Pas d’incident notable à déplorer durant cette phase « athlétique » ; le groupe s’étire en une longue colonne mais se regroupe régulièrement autour des panoramas ou des buffets très copieux servis avec tact par une équipe logistique performante usant, dans cet environnement spécifique, du recours aux chevaux et aux mules.
Ah, une avarie vient de se produire dans un défilé abrupt… une des sandales qu’Alain préservait jalousement jusqu’alors vient de rendre l’âme… pas de panique, au prix d’une ingénieuse réparation, il parviendra à rejoindre l’étape du soir…

Huchuyqosqo, étape typique dans une ferme andine à proximité d’un site Inca et d’animaux divers… petite veillée improvisée autour d’un feu de camp… quelques chansons et danses plus ou moins locales… Bref, toujours l’ambiance sympatique, conviviale et détendue… Laquelle le sera moins dans le groupe qui supportera, cette nuit-là, les ronflements persistants de Daniel dont le one man show de l’appendice nasal n’aura rien à envier au décollage d’un airbus… Heureusement la poursuite de nos pérégrinations parmi ces merveilleux paysages ponctués de belvédères, de lacs, de vestiges, bref de spectacles sublimes irradiés par le dieu soleil (ne l’oublions pas, nous sommes ici chez son fils ! !) nous a fait rapidement oublier ces mélodies nocturnes syncopées…

Chincheros nous laissera également un souvenir impérissable pour la beauté de son site, de son église, de son horizon montagneux et pour la réception chaleureuse organisée dans la chambre bar-karaoké de Mimille – exit « les années 60 » ; nous revenons quelques siècles plus tôt pour rejoindre Moray où les Incas, mettant à profit le relief de dolines, érigent des terrasses concentriques pour expérimenter de nouvelles variétés de maïs et en sélectionner certains mieux adaptés aux altitudes élevées. Tombés par la suite en désuétude, ces véritables amphithéâtres étaient parfois utilisés par l’occupant espagnol pour l’organisation des corridas (autres temps, autres mœurs).

Nous arrivons sur le sentier panoramique qui livre de superbes vues sur « un glacier ». En fait, nous approchons des salines de Maras, nous terminerons cette belle matinée en longeant ces milliers de puits de sel datant de l’époque incaïque et toujours exploités de nos jours.

Après avoir frôlé l’indigestion lors de la halte méridienne particulièrement achalandée, nous partons à l’assaut de la forteresse de Ollantaytambo qui surplombe un village préservé et constamment habité depuis le XIIIe siècle, centre agricole majeur grâce aux terres riches, fertilisées par les eaux de l’Irubamba..

L’acropole sommitale était encore en construction à l’arrivée des conquistadors. Ces derniers se heurtèrent à une résistance vigoureuse de la garnison Inca, particulièrement protégée par les terrasses escarpées et les murailles cyclopéennes.

Petit intermède délassant après ce « raid commando » dans l’impressionnante nature andine, nous empruntons le célèbre train bleu pour « touristes pressés » qui dessert Machu Picchu depuis Cusco. Repos bienfaisant certes, mais si bref… à peine estompées les rumeurs de la pittoresque gare de Ollantaytambo et après quelques panoramas rafraîchissants sur les tumultueuses et verdoyantes eaux du Rio Urubamba, le célèbre tortillard stoppe. Nous sommes au Km 104. Nous reprenons le sac à dos… Après avoir traversé la rivière nous rejoignons le « chemin de l’Inca », itinéraire taillé dans le flanc de la montagne, serpentant dans la forêt et parfaitement balisé par les Incas pour relier la vallée sacrée à Machu Picchu.

Ainsi commence notre expérience mystique tout au long de ce sentier de randonnée, sans doute le plus célèbre de l’Amérique du Sud, qui par l’imposante citadelle de Huihay Huayna et Inti Punka (la porte du Soleil), nous permet d’atteindre sur son pic isolé, le prodige des prodiges, le Machu Picchu, suspendu entre terre et ciel entre brumes déchirées et soleil d’altitude…

Laissons passer une nuit salvatrice à Aguas Calientes pour digérer ce choc fantastique et préparer la visite complète de ce site magique ; après l’intervention des cantonniers locaux dépêchés sur la seule voie d’accès pour procéder à l’enlèvement d’un énorme rocher détaché de la paroi (cet éboulement malencontreux résulterait-il d’un de ces détonnants éternuements de notre truculent Vincent). Beaucoup d’émotions voire de bonheur pour notre groupe qui pénètre dans « le périmètre sacré » inscrit dans ce sublime décor qui lui sert d’écrin.

Ce site si mythique, si spectaculaire resté enfoui dans l’abondante végétation tropicale depuis près de 5 siècles était découvert en 1911 par un archéologue américain. Malgré les nombreuses études et recherches effectuées, les hypothèses et conjectures s’avèrent multiples, diverses et parfois contradictoires quant à sa véritable fonction.

Peu importe pour nous, les profanes, nous y constatons une implantation importante avec de nombreux édifices aux ornementations remarquables, le tout procédant d'une technique particulièrement aboutie et témoignant de la présence d’une cité religieuse et cérémonielle d’importance majeure.

Pour nous Touristes subjugués mais encore curieux, même si nous nous égarons quelque peu dans ce dédale de vestiges impressionnants, nous retiendrons, avec le secours précieux de nos innombrables clichés, certains repères désormais indélébiles :

- le temple du condor (rappelons nous la trilogie inca « condor-puma-serpent ») Il symbolise le monde des Dieux. Nous admirons l’étonnante tête du rapace emblématique, qui se tient devant des rochers naturels évoquant ses ailes déployées !
le temple du Soleil (torreon) qui est le seul édifice rond et en contrebas duquel Edgar nous désigne « le tombeau des Incas », une excavation où a été aménagé un autel en forme d’escalier
- la place sacrée dominé par le temple aux 3 fenêtres
- L’Inti Huatawa, principal sanctuaire érigé sur une petite éminence que tout le monde a photographié (sauf Martine ! !) et présentant un simple cylindre sculpté dans la roche. Les experts présument qu’il servait aux prêtres incas pour prédire les rotations solaires.

Enfin, les plus courageux et ils seront les plus nombreux escaladeront gaillardement les pentes vertigineuses du Wayna Picchu, au sommet duquel ils pourront embrasser un panorama d’ensemble sur la citadelle.
L’élixir généreusement distribué par notre ami Gégé dans le train des Andes qui nous rapatriait sur Cuzco nous permet d’atterrir en douceur. Machu Picchu laissera a tout un chacun un souvenir impérissable.

Cette journée dominicale à Cuzco nous invite à poursuivre la visite de cette cité à nulle autre pareille. Nous profitons, entr’autre de la parade militaire qui favorise l’animation autour de la place d’armes. Par ailleurs, chacun peaufine ses derniers achats en mettant à profit sa technique du marchandage (pour cette activité, Marie a incontestablement mérité la palme d’Or ! ! ).

En un coup d’aile, nous envahissons la capitale. Première vue, Lima nous déconcerte quelque peu. Elle présente les caractéristiques récurrentes des grandes métropoles modernes : vie trépidante, nuisances sonores, modes de vie standardisés. Elle recèle bien sûr des Trésors et des curiosités de toute nature et de premier ordre : cathédrale, édifices conventuels (San Francisco, santo Domingo) demeures coloniales, musées… Dommage, le timing étriqué ne nous laisse pas la possibilité d’apprécier l’ensemble de ces centres d’intérêt majeurs.

Nous nous consolons en sirotant un emblématique « Pisco Sour » attablés au bar du légendaire Hôtel Bolivar qui borde la monumentale place San Martin commémorant l’indépendance du Pérou.
Il est déjà l’heure de regagner l’hôtel, très facile.. nous empruntons la voie commerçante ; Jiron de la Union qui relie San Martin à la plaza Mayor. Merci à Philippe d’avoir retenu pour l’Araspal un établissement situé dans l’Hyper centre historique où sont regroupés la plupart des édifices érigés au cours de l’occupation espagnole.

Baignés de tant de spiritualité, entretenus dans cette piété ostentatoire ressentie dans les édifices religieux visités au cours de notre superbe périple, nous nous devions de terminer notre circuit par un repas péruvien dans un contexte idoine : fort opportunément, Edgar nous pilotait vers un établissement tenu avec rigueur et grand soin par quelques sœurs missionnaires qui nous réservaient un accueil chaleureux. Après un agréable repas servi, le cadre aidant, dans une ambiance mi recueillie, mi conviviale, quelques uns les plus téméraires entonnaient des cantiques de circonstance repris par toute l’assemblée des fidèles dans une réelle communion (à l’exception toutefois de quelques mécréants dont je tairai ici l’identité, qui s’ingéniaient à la pratique du play back ! !)

Une quinzaine s’était déjà écoulée depuis notre arrivée dans « le nouveau monde ». Nous voilà bien plus riches d’images, d’odeurs, de couleurs, d’émotions….

Nous avons vécu une aventure authentique dans une saine ambiance, au sein d’un groupe magnifique, solidaire et généreux, artisan rédhibitoire du succès total.

Merci à l’ARASPAL, à Philippe, à Edgar, bravo à toutes et à tous pour ces merveilleux moments, pour cette expérience ineffable.

Pour en terminer, permettez moi de livrer à votre réflexion ces quelques vers du poète chilien Pablo NERUDA qui, me semble-t-il, pourraient éclairer certaines de vos options futures :

« Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
Il meurt lentement celui qui devient esclave de ses habitudes,
Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap,
Celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves. »


Jean-Pierre SARAZIN
Alias Mimille le Trekkeur



La cordillère des andes


La panaméricane

Les lamas Les salines
Le Machu Picchu

Arequipa Cusco
Une enfant
Des enfants - île de Taquilé
île de Taquilé









dimanche 26 juin 2005

Le PARACLET à COTTENCHY

Le PARACLET à COTTENCHY

« Les belles vues et le Bois du Roy »

"On ne marche pas idiot à l'Araspal" Daniel

Juin 2005

L'ARASPAL proposait en ce début d'été une promenade dominicale aux alentours de Cottenchy.

En l'absence (justifiée) de Jean-Michel, Daniel prit le commandement des opérations.

La matinée débute sous les meilleures auspices ... malgré le retard de Thérèse au point de départ de la randonnée. Daniel ne manque pas de nous le faire remarquer, mais la vérité est que Daniel avait oublié sa petite laine à la maison : dans sa grande gentillesse, Thérèse a fait un aller retour rapide jusqu'à leur domicile pour récupérer la dite laine.

Thérèse de retour (à bord de sa rutilante Kangoo), nous entamons notre première boucle qui nous mène le long de chemins et pâturages verdoyants. La présence de nombreux chevaux, ânes et autres bestioles provoque quelques poses non prévues par Daniel. Ce dernier nous prie d'augmenter le rythme sous peine de rappel à l'ordre, voire de sanction (pouvant aller jusqu'à la privation d'apéro - ultime punition). Le groupe se reprend rapidement.

Dans cette balade aux paysages paisibles et variés, les champs de maïs, blé, colza, petits pois et même coquelicots font place à de charmants villages. Les bois qui bordent la Noye nous offrent leur fraîcheur en cette journée chaude et ensoleillée.

Daniel, muni de son guide de randos ne manque pas de nous commenter les points d'intérêts du parcours. C'est qu'on ne marche pas idiot à l'ARASPAL nous fait-il remarquer, à juste titre.

A l'issue de notre première boucle de 13km, nous décidons de pique-niquer à proximité du plan d'eau d'Ailly-sur-Noye. Un cadre des plus agréables. Nous sommes accueillis par une ribambelle de canards, oies et autres poules d'eau trop contents de trouver de potentiels nourriciers !

Après ce repas et une très courte sieste, nous reprenons la route, au départ d'Ailly-sur-Noye. Nous passons devant le site du renommé son et lumière, auquel participe notre Martine nationale.

Nous passons à Hainneville, Chaussoy et Epagny : au centre du triangle formant ces trois villages se trouve leur église commune.

En vue d'écourter légèrement le parcours, un raccourci est proposé ... mais il nous amène à traverser un champ de petits pois et à dévaler un talus. Au final, nous arrivons à bon port près du plan d'eau.

Après un rafraîchissement, il est déjà temps de se séparer ... jusqu'à la prochaine rando ARASPAL !

Christophe et Céline

samedi 13 novembre 2004

Vallée de Katmandou

VALLEE de KATMANDOU – 2004

Le trek aux 5 000 marches et aux 10 000 « NAMASTE ».

C’est, d’abord découvrir ou redécouvrir avec plaisir notre coquet « MANASLU », dans la verdure, entouré d’imposants hôtels buildings impersonnels.

C’est, retrouver nos sherpas de l’an 2000 qui ont pour devise « A Népalais rien d’impossible » étonnants de gentillesse et de prévenance.

C’est, au cours de notre périple, découvrir les différents ethnies, bouddhistes ou hindouistes, vivant en parfaite harmonie, au cours de nos traversées de villages d’un autre temps (toits de chaume, mûrs en terre séchée)

C’est, échanger des sourires et des « Namaste » avec des gens accueillants et pourtant si besogneux.

C’est, au détour d’un chemin, le grand sourire d’une petite porteuse pliant sous la charge d’une énorme balle de paille.

C’est, subir l’assaut, bien avant l’arrivée au village, d’une nuée d’enfants, nazus à souhait, qui vous demandent n’importe quoi.

C’est aussi, monter, descendre, remonter des marches pour admirer les temples somptueux, riches de dorure, peintures, sculptures, ou être impressionné par d’anciens lieux de culte, où les offrandes d’animaux vivants sont toujours pratiquées.

C’est, approcher les bonzes et bonzesses dans leurs monastères. Leur vie y semble heureuse. Les enfants y sont insouciants et gais ; les adultes s’emploient aux tâches ménagères, artistiques et méditatives. Nous avons assisté à une danse de jeunes filles. Un spectacle plein de grâce et de charme qui nous prenait tant que nous ne pouvions nous en détacher.

C’est, assister, avec beaucoup d’émotion et de respect, à certains rites ancestraux, comme à Patchupatinath, à la crémation des morts.

Dans la rivière sacrée, on jette les cendres des morts, on fait la toilette, la vaisselle, on se « purifie » le corps. Tout cela en moins de 100 mètres.

C’est, apprécier pour nous tous seuls, à CHITAWAN, le luxe d’un hôtel colonial, avec piscine douce et ensoleillée, après avoir vécu le confort discutable des lodges (à Sarangkot, l’eau est rare et froide, avec en prime, pour deux privilégiées, la sarabande nocturne des loirs ou pour d’autres, la chasse aux cafards)

C’est, goûter, dans le Terraï, à l’aventure d’une glissade en pirogue sur un fleuve infesté de crocodiles (j’exagère, on en a vu 3 et qui semblaient bien paisibles) ou vivre la traque, à dos d’éléphant, des hippopotames, dans la forêt tropicale.

C’est, surtout engranger les souvenirs de paysages magnifiques, les cultures en terrasse, les rizières en plaine avec en toile de fond, la majesté, la grandeur des chaînes blanches des Annapurnas ou de l’Himalaya. Nos hardis montagnards sont quelque part, par là et nous pensons souvent à eux.

C’est, c’est, c’est, la grande délectation du business, la sensation d’avoir su faire drôlement baisser les prix d’achat de bijoux, vêtements, tapis, alors que le vendeur se frotte les mains ! !

Mais le trek dans la vallée, c’est aussi …..

Ressentir l’extrême pauvreté d’un peuple courageux vivant dans des conditions d’hygiène et de travail incroyables de nos jours. Des porteurs croulant sous la charge, des femmes, des enfants cassant des cailloux au marteau, des hommes soulevant dans le fleuve d’énormes rochers à l’aide d’un simple levier, des paysans plantant, fauchant, battant le riz à la main.

A chacune de ces visions, nous pensons que nous ne sommes pas des malheureux mais bien des privilégiés.

Vivre dangereusement la circulation citadine et les transports routiers.

Katmandou n’est plus ce qu’elle était. Les motos remplacent peu à peu les rickshow et les took-took. Des motos qui ignorent priorité et.. piétons ; c’est un geste kamikaze que de traverser un carrefour. On se donne la main et « à Dieu va ». Dans Tamel, il faut savoir se planquer à temps dans les rues étroites.

Et puis, il y a la circulation routière.

Une sardine a bouché le port de Marseille, ici c’est une poule et ses poussins, une vache, une maguette, qui entravent la circulation. Un chien tout galeux couché au milieu d’un carrefour fait office de sens giratoire.

Les « tatas », gros camions souvent décorés, ont pour devise, dans la circulation intense « Ca passe ou ça casse ». Les bus sont pleins à craquer à l’intérieur. A l’extérieur, c’est pire. Des grappes humaines sur le toit, sur le marche-pied ; c’est un défi à la prudence qui, malheureusement, se solde parfois par des accidents graves.

Tout ceci dans une cacophonie de Klaxon ahurissante et inefficace (peut être signe de virilité chez les conducteurs : plus on klaxone, plus on est fort !)

Quant à l’état des routes, il permet des moyennes étonnantes : 200 km en près de 8 heures. Certains axes nous plongent dans des paysages insolites. C’est la piste saharienne dans le smog londonien. Je m’explique : des trous, des bosses, des cavités, des monticules, aucun mot ne peut imager l’état de la route, les voyageurs ne tiennent pas en place et malheur à celui qui se gratte l’œil ! une poussière si dense que l’on n’y voit pas à 30 mètres et qui blanchit et assoiffe la végétation.

J’allais oublier de parler de la nourriture. Légère, légère, diététique au possible : beignets bien gras, omelette à la purée de châtaigne, un exemple de petit déjeuner. A la fin du trek le régal : un sandwich fromage, une pomme, rien d’autre ne passe plus.

Soyons quand même de bonne foi. La surprise d’un steak/frite/purée. Pas vraiment ce que l’on attendait mais délicieux.

J’ai probablement oublié de vous faire partager certains détails. Le mieux c’est d’y aller vous-même en n’oubliant pas que « Le Népal vous changera mais ne changez pas le NEPAL ».

dimanche 25 juillet 2004

Rouen Ville d'art et d'histoire



Rouen Ville d'art et d'histoire

Entre l'Abbatiale Saint-Ouen et l'église Saint-Maclou, la rue Damiette se compose d'une multitude de maisons à colombages.
La cathédrale de Rouen

La Cathédrale Notre-Dame de Rouen est l'une des plus belles réalisations de l'art gothique français. Elle doit son charme à la variété de sa composition et à la richesse de son décor scuplté. Son immense façade est encadrée par deux impressionantes tours : la tour Saint-Romain à gauche, la tour de Beurre à droite. Elle a servi de modèle à Monet dans sa série des "Cathédrales de Rouen". De 1892 à 1894, le peintre impressionniste représenta la façade à tous les moments du jour, de l'aube au crépuscule


L'histoire : en 1145, l’archevêque Hugues d’Amiens décide de remplacer la cathédrale romane en bois par une cathédrale de pierre. Rouen est alors une des premières villes d'Europe occidentale et l'ambition est de contruire un des plus grands édifices de l'art chrétien. la cathédrale est achevée vers 1250 mais très vite le chantier reprend pour la rendre encore plus grande, plus belle, plus claire. Ces travaux complémentaires dureront près de trois siècles. Vers les années 1800, on y rajoute une flèche de fonte de 151 mètres de hauteur.

Dans le chœur, on trouve quelques sépultures des anciens ducs de Normandie. Parmi elles, celle de Richard Cœur de Lion, qui fit déposer son cœur dans la cathédrale après sa mort. Le duc est représenté jeune, gardant les yeux ouverts et ses pieds reposant sur un lion, symbole au Moyen-Age
de la Résurrection.

Le palais de justice

Le palais de justice fut construit en 1499, à l'emplacement de l'ancien quartier juif de Rouen.


Le gros horloge

Le Gros Horloge est un des monuments les plus remarquables de Rouen. Situé au coeur de la ville enjambant la rue piétonne à laquelle il a donné son nom. La construction du Gros Horloge s'étale sur 5 siècles. Ce monument présente donc une grande variété de styles. Il servit à la fois d'Hôtel de Ville et de Beffroi. Ce dernier est composé d'une tourelle sobre qui fut rehaussée par une coupole au XVIIIe siècle. L'escalier intérieur à vis de 1457 permet d'accéder à l'un des plus beaux panoramas sur Rouen. Il y a maintenant un musée qui permet de voir deux cloches datant du XIII e siècle : la Rouvel et la Cache-Ribaud. Le mécanisme de l'horloge (1389) est visible et en état de marche. Une horloge immense en plomb doré et orné orne le bâtiment à partir de 1389, mais ce n'est que depuis 1527 que l'horloge est présente au-dessus de la rue sur les deux faces, lorsque l'arche fut construite. L'horloge indique à la fois l'heure, le jour de la semaine et les phases de la lune. Chaque jour de la semaine est présenté par un dieu romain accompagné d'un ou deux signes du zodiaque.

Au lendemain de la guerre, de nombreuses maisons à pans de bois, miraculeusement rescapées au milieu de quartiers en ruine, furent démontées puis remontées rue du Gros-Horloge, faisant de cette rue de Rouen, un musée vivant de cette technique

mais cette profusion de boutiques dans les rues piétonnes déconcentre parfois certain(e)s. Surtout en cette période de soldes

L'église Sainte Jeanne-d'Arc

et la place du vieux marché.


Edifiée en 1979 par Louis Arretche, sa forme évoque à la fois les flammes du bûcher et l'univers maritime de Rouen. Un de ses flancs abrite de petites halles couvertes.

Les treize verrières de l'église Sainte-Jeanne d'Arc proviennent de l'église Saint-Vincent. Ces magnifiques vitraux avaient été démontés avant les bombardements de la seconde guerre mondiale, qui détruisirent complètement l'église Saint-Vincent.

La place du marché :

C'est sur cette place, en pleine guerre de Cent Ans que Jeanne d'Arc est brûlée vive le 30 mai 1431. L'endroit, tel qu'a pu l'apercevoir Jeanne d'Arc ne ressemblait pas à ce qu'il est aujourd'hui. La place était plus petite et son espace était occupé par l'église Saint-Sauveur, l'église Saint-Michel et par une grande halle de marché. C'était également le lieu habituel des exécutions. Une grande croix a été élevée à l'emplacement du bûcher. Au milieu de la place, les vestiges de l'ancienne église Saint-Sauveur ont été dégagés.

L'Hôtel Dieu

A l'origine, l'Hôtel-Dieu était un hôpital situé à l'extérieur des murs de la ville. C'est ici que naquit Gustave Flaubert en 1821. On trouve dans cette enceinte un musée de la médecine. Depuis 1995 la préfecture occupe cet édifice.




lundi 31 mai 2004

Châteaux de la Loire