samedi 28 septembre 2013

Voyage au Pérou du 13 au 28 septembre 2013

VOYAGE AU PEROU
du 13 au 28 septembre 2013

1er JOUR

Départ Vendredi 13, RV traditionnel Place du cirque afin de prendre une navette jusqu’à Roissy. D’emblée le groupe paraît très sympa. Nous sommes 23.
 Il nous manque Thérèse qui ayant eu des soucis de santé quelques jours avant le départ ne pourra nous accompagner. Dommage !

A peine assis dans l’avion on nous informe d’un contretemps : une femme est sortie de l’avion en courant avec son téléphone et a ensuite disparu. On nous demande de débarquer afin de vérifier qu’elle n’a rien laissé de dangereux dans l’avion…
Ce sera l’occasion pour certaines de notre groupe de faire dans l’aéroport une dégustation de champagne Ruinart…. Et des essais de parfum… Tout inconvénient a ses avantages…

A 12h3O nous remontons dans l’avion pour un décollage sans problème suivi de 12 h de vol. J’ai la chance d’être assise près d’un hublot. Nous survolons la côte bretonne puis c’est l’océan, bleu bleu bleu… sur lequel sont posés quelques nuages blancs, quelle luminosité au-dessus du brouillard. 
Quelques heures plus tard nous survolons un océan vert, c’est l’Amazonie, immense  zone marécageuse dans laquelle serpentent de grands fleuves boueux. C’est très beau et très inattendu comme paysage.

A l’arrivée à Lima nous faisons la connaissance d’Adolfo (et non pas Alberto ou Alfredo…) qui sera notre guide pendant la totalité du voyage.
Il est quechua, originaire de la région de Cuzco et s’avèrera un guide passionnant, très présent, plein de tact, parlant très bien le français et ayant à cœur de nous faire aimer son pays. Ce qui ne sera pas difficile !

Installation à l’hôtel à Lima. Il est 4 h du matin heure française, et nous n’en pouvons plus.
Le débriefing sera pour demain… Dur dur le décalage horaire….


2ème JOUR

Le matin nous visitons en bus  Lima, la capitale qui est une ville de 10 millions d’habitants avec beaucoup de circulation. Ce sont des policiers piétons qui gèrent le flot des voitures.
Les maisons ressemblent à celles de Katmandou : des cubes de béton avec échoppes en RDC, pelotes emmêlées de fils électriques.
On sent la « débrouille » partout…

Nous faisons un arrêt sur un site où l’on peut voir des pyramides tronquées en restauration. Ces pyramides servaient de lieu de culte, d’offrandes aux dieux, et aussi de sacrifices (parfois humains…
car la vie étant sacrée c’est un honneur que d’être sacrifié !!!)
Les pyramides formées de briques en terre cuite mélangée à des coquillages et du sable ont pu résister aux nombreux tremblements de terre,  car le Pérou fait partie d’une zone sismique.

Nous visitons la partie coloniale de la ville : La Place centrale avec le Palais du gouvernement.
On voit des balcons en bois de style mauresque sur les maisons alentour.
La Cathédrale a été construite sur un temple Inca. Les espagnols ont apporté beaucoup de tableaux et d’objets religieux qui servaient à enseigner les populations andines car la langue quechua ne s’écrivant pas, on ne pouvait catéchiser à partir de livres.
Petit tour dans les catacombes, emplies d’ossements bien alignés… Deux puits de 12 m  de profondeur sont là pour absorber les secousses sismiques.

Nous visitons ensuite le monastère San Francisco. On peut y voir une magnifique coupole de style mauresque en cèdre et acajou, des carreaux de faïence du 17ème siècle (azulejos,  car ils sont bleus).
Notre guide nous explique le syncrétisme : mélange de la religion chrétienne apportée par les espagnols
et des croyances ancestrales péruviennes. Par exemple la Pachamama (Terre mère) est  assimilée à la Vierge Marie.

L’Après-midi nous retournons à l’aéroport pour prendre un vol jusqu’à Cuzco. Installation à l’hôtel qui ressemble à un lodge népalais avec sa cour intérieure fleurie et sa galerie en bois.
Premier contact avec l’altitude, nous sommes à 3 400 m. Le souffle se fait court et la ruelle en pente qui monte à l’hôtel paraît bien raide…. Les escaliers difficiles à monter… Laissons le temps à nos organismes picards de s’habituer à ce brutal changement !

Nous finissons la journée en visitant Cuzco, quartier libre.
Pour nous ce sera visite des halles (j’adore les marchés !) et des petites rues adjacentes.
Pour d’autres ce sera shopping.
Le soir nous faisons un resto tous ensemble. Ce sera l’occasion de goûter la viande d’Alpaga, absolument délicieuse ! 

Nuit courte. Tout le monde a du mal avec le décalage horaire…

3ème JOUR

Nous visitons les alentours de Cuzco en bus avec notre guide.
C’est une ville dont l’activité principale est le tourisme, mais celui-ci n’existe que depuis 2002,
 car auparavant l’instabilité économique et politique ne le permettait pas. C’est sans doute ce tourisme tout récent qui permet au Pérou de conserver,  pour l’instant, son authenticité.
  
Nous visitons le site de Sacsayhuamàn qui est une ancienne forteresse célèbre pour la célébration annuelle de la fête du soleil. Le peuple quechua venait lors du solstice d’hiver le 21 juin (chez nous
l’été commence à cette date, mais pour eux c’est le début de l’hiver) pour y vénérer le soleil et par le biais de sacrifices et boissons sacrées,  l’inciter à revenir…
La forteresse est formée de gros blocs de calcaire gris, sans mortier,  taillés de façon tout à fait originale avec de nombreux angles ce qui permet plus de résistance lors des secousses sismiques.

Nous visitons également les sites de Puca Pucara, Tambo Machay et Qenko.
Sur ce dernier se trouve une fontaine sacrée.

Nous faisons notre 1ère mise en jambe :  petite rando de 3 h, facile et très agréable, nous prenons de nombreuses photos.

Le repas de midi se fait dans un petit resto local très sympa, nous y goûtons de la purée de lupin excellente !
Nous prenons ensuite la direction de Pisac petit village andin typique, sur lequel se trouve un site archéologique formé de nombreuses terrasses, et d’une grande falaise dans laquelle on peut voir de nombreux trous, qui servaient de sépulture.

Nous terminons la journée sur le marché artisanal de Pisac. Un régal pour les yeux…
 Et nous aboutissons sur une petite place pavée sur laquelle se tient un marché de produits frais.
Ambiance tout à fait authentique…

Nuit à Urubamba (2700 m) dans la vallée sacrée.

4ème JOUR

Nous visitons Moray (3650 m) qui est un site d’expérimentation agricole assez fascinant, car formé
de 3 grands cirques,  dont le plus grand est constitué  de 12 terrasses avec un dénivelé de 65 m.
Les pierres des terrasses stockent la chaleur du soleil et la restituent la nuit. Il y a 1° d’écart par
 terrasse. Et cette installation a permis aux incas de faire des essais agricoles, entre autre d’ adapter
des cultures comme le maïs à l’altitude.

Nous faisons ensuite une randonnée jusqu’à la ville de Maras et traversons un paysage d’altiplano .
C’est somptueux… Sol ocre sur fond de montagnes enneigées et ciel bleu. Le soleil très présent
agresse nos épidermes peu habitués au soleil d’altitude…
Pique-Nique sur la place centrale de Maras.

Puis descente vers les salines, site exceptionnel, car une source d’eau très salée se déverse dans
4500 petits bassins en terrasse. Un régal pour les prises de photo !
 Ces salines exploitées depuis très longtemps le sont encore aujourd’hui et nous pouvons repartir  avec notre sachet de sel…

Nous terminons la journée par la visite d’Ollantaytambo, qui est une ancienne forteresse.
Là encore beaucoup de terrasses agricoles, dont les murs sont formés de gros blocs de pierre grise
si typiques du Pérou. Tout en haut se trouve le Temple du soleil où se faisaient les offrandes, mais que de marches pour y accéder !!!
A flanc de  falaise on peut apercevoir un bâtiment qui servait de grenier afin de stocker et ventiler  les récoltes en hauteur et les protéger de tout envahisseur.
Cette montagne est sacrée car l’on peut y voir un gigantesque visage de profil, surmonté de trois petites tours dessinant les 3 plumes de l’inca.

Seconde nuit dans la vallée sacrée. Nous voici fin près pour la rando en altitude…
Adolfo nous apprend à préparer le Pisco Sour,  cocktail  local dont on se régale et qui se boit facilement. Mais attention pas d’abus ce soir il nous faut préparer nos sacs pour la rando de 4 jours (3 nuits en campement) et faire un tri draconien dans nos affaires, 10 kgs autorisés : l’occasion de faire la différence entre l’utile et l’indispensable !!!

5ème JOUR
Nous prenons le bus jusqu’à la ville de Piskacuchu   (2700 m) située au Km 82 de la voie ferrée Cusco-Machu Picchu, d’où démarre le trek du chemin de l’inca.
Nous faisons connaissance avec les 2 guides qui vont accompagner Adolfo pour nous encadrer : Willy et Alex, ce denier deviendra vite le guide personnel de Colette qui n’aime pas les marches… Et il y en a beaucoup sur ce chemin.
A la sortie du bus nous retrouvons les porteurs ( 30 !) qui nous attendent pour charger sur leur dos nos sacs, les tentes ainsi que tout le matériel d’intendance.
Après passage du check-point, car nous pénétrons dans un site préservé,  nous démarrons la rando sous le soleil et dans la bonne humeur, par un chemin à flanc de montagne.
 Dans le fond de la vallée sacrée coule la rivière Urubamba et nous nous en éloignons en grimpant dans les hauteurs par quelques petites côtes bien raides… C’est la mise en jambes.

Le midi nous prenons le repas dans un hameau près d’une petite rivière. Je m’attendais à une pause pique-nique mais 2 grandes tentes sont installées, l’une pour la cuisine l’autre pour que nous mangions à table !!! On nous sert un repas chaud digne d’un restaurant ! Quel luxe dans un endroit aussi isolé….

Avant de redémarrer, nous nous baladons dans les alentours et nous rencontrons une petite mamie qui nous propose d’utiliser ses sanitaires installés devant la maison. Elle est très drôle avec sa bouche édentée et son air espiègle. Comme nous lui donnons un sol elle va même chercher le rouleau de PQ !

En fin de journée nous arrivons au campement de  Wayllabamba (3000 m)  Les tentes igloo pour 2 personnes sont installées.
Il y a une  petite bassine d’eau tiède pour chacun ce que j’apprécie énormément pouvant me laver les mains avant de retirer mes lentilles…
Chacun s’installe dans la bonne humeur, on entend tout d’une tente à l’autre (attention aux ronfleurs…)  et les hommes se déchaînent avec leurs plaisanteries.

6ème JOUR
Départ tôt le matin pour une grosse journée de marche : une côte de 9 km pour commencer ! le groupe s’étale mais nous le pouvons car il y a 3 guides. C’est dur, ça monte, on en bave…

Il se met à pleuvoir nous sortons les capes de pluie et ressemblons à une caravane de petits nains à capuche, bossus, et grimpant les uns derrière les autres. C’est l’occasion de goûter les feuilles de coca réputées stimulantes en cas d’effort physique important…

Nous passons un col à 4200 m,  le col de Warmihuanusca , la vue devrait être magnifique mais nous sommes dans les nuages et  il fait extrêmement humide. Tout le groupe passera le col sans problème (mais avec beaucoup d’efforts quand même),   pas besoin d’oxygène !

Je m’attendais à de la promenade tranquille pour la descente, et non !!! c’est un sentier pavé,  pentu, avec des marches très hautes, dont on ne voit pas le bout… Nous n’avons pas fait de pause-déjeuner celle-ci se faisant au campement du soir.  Vers 15 h des porteurs remontent en arrière pour aller porter des sandwichs aux personnes du groupe étant encore en train de descendre.

Installation au campement à 3600 m dans la vallée de Pacaymayo.  Il fait froid et humide. Heureusement le cuisinier qui nous prépare les repas possède un réel talent et réalise des exploits, en pleine montagne,  pour contenter nos estomacs mais aussi nos papilles gustatives. Nous goûtons un guacamole fabuleux…

7ème JOUR

Marche toute la journée sous la pluie, engonçés dans nos capes.  Ça monte, ça descend, ça monte, toujours des marches et toujours de la pluie ! Paysage complètement bouché, ça doit être magnifique mais nous ne voyons rien du tout.

Nous passons le col de Runkurakay à 3970 m  puis traversons quelques sites archéologiques noyés dans le brouillard. Dont un en particulier formé de plusieurs fontaines qui s’échelonnent à flanc de montagne.
Nous traversons un tunnel inca taillé dans la falaise.

Le soir, installation au campement de Winay Wayna (2700 m)  sous une pluie battante. Nos affaires sont trempées on ne sait plus où les mettre et sous la tente cela ne va pas sécher.
Adolfo me dit que depuis qu’il accompagne des groupes de randonneurs il n’a jamais vu un tél déluge ! Nous nous réfugions sous la tente « cantine » afin de nous restaurer et réchauffer. Petite partie de 5000 avec Jean-Mi,  éclairés par une lampe à gaz. Le camping a de bons moments quand même.
 Mais quelle humidité !!!! J’en attrape un rhume et faute de mouchoirs ou PQ secs  en suis réduite à récupérer les serviettes de table en papier !

Au repas du soir nous goûtons à du vin péruvien, et faisons nos adieux au cuisinier et aux porteurs car le trek s’achève déjà demain par l’arrivée au Machu Picchu.   Avec quel temps ???  ce serait tellement dommage d’être dans les nuages et de ne pouvoir admirer ce site exceptionnel…

 8ème JOUR
Lever à 3h15…pour un départ à 4h.
Le ciel est rempli d’étoiles, et on le devine dégagé malgré l’obscurité.
 Cadeau fait au randonneur méritant qui sait traverser les moments inconfortables pour ensuite bénéficier d’une nature exceptionnelle.

Après passage d’un check-point, nous marchons environ une heure avant d’arriver à la « Porte du Soleil » site qui surplombe le Machu Picchu.  Nous pouvons admirer le lever du soleil (et le ciel est bleu !)  sur cet endroit exceptionnel, déclaré 4ème merveille du Monde en 2007, et faisant partie du patrimoine mondial de l’Unesco.

Nous passons un long moment sur place, les cœurs sont dilatés devant ce paysage grandiose. Et les appareils photos cliquettent…

Arrivés sur le site même du Machu Picchu, (2400 m)  nous visitons de près ces vestiges, assez bien conservés, d’une ville datant du 15ème siècle, formée 
          -  d’une partie agricole : terrasses servant aux cultures,
          -  d’une partie urbaine : maisons en pierre et ruelles pavées en pente,
          -  d’une partie religieuse : plusieurs temples, dont celui du soleil dont l’autel est éclairé  par le         soleil levant du solstice  d’hiver le 21 juin, où sont pratiqués le culte du Soleil et celui de la montagne.

La construction de la ville n’a pas été achevée  on peut encore voir un amoncellement de pierres brutes inutilisées,  en granit blanc.
En langue quechua le nom de Machu Picchu signifie « Le vieux Pic », et celui de Wayna Picchu
« Le jeune Pic ».

Pour ceux du groupe qui le désirent, il est prévu de faire l’ascension du Wayna Picchu,  gros pain  de sucre de 2640 m, qui surplombe la ville ancienne.
L’ascension très verticale se fait par de petits escaliers de pierre très étroits et escarpés, gare au vertige !!!   Mais l’effort est justifié par les vues magnifiques et les photos que l’on pourra ramener.

Après cette visite du Machu Picchu,  vraiment exceptionnelle, nous redescendons dans la vallée en bus jusqu’à la ville d’Agua Calientes. Petite ville pleine de charme traversée par une voie ferrée ou circule le « Peru Rail »  tortillard Bleu azur surnommé  TGV   ( train à grandes vibrations..) Nous arrivons sous une pluie battante… Nous avons vraiment été très chanceux ce matin de bénéficier de beau temps pour notre visite. Nous faisons un resto dans le centre-ville et un groupe de musiciens péruviens vient jouer à côté de nous une musique tellement entraînante que nous nous mettons à danser entre les tables…
Mais l’heure de prendre le train approche et nous filons à la gare,  encore tout joyeux,  et quelque peu égayés par le Pisco Sour offert par Adolfo…    Le train nous emmène vers Cuzco où nous allons passer la nuit à l’hôtel.   Enfin une douche et un lit !!!!    Et séchage des affaires mouillées….

 9ème JOUR

Nous partons en bus pour un trajet de 8h, qui nous permettra de rejoindre la ville de Llachon  au bord du lac Titicaca où nous passerons une nuit chez l’habitant.
Ce voyage nous permet d’observer les régions et villages traversés, c’est bientôt la saison des pluies et beaucoup de péruviens sont dans les champs, au bord de la rivière, pour préparer la terre. Pas de tracteurs… seulement quelques attelages de bovins et des cultivateurs courbés sur leurs outils. De nombreux troupeaux de moutons aussi. C’est un très beau paysage rural.
Adolfo nous achète du pain péruvien dans un village dont c’est la spécialité. Il est délicieux avec un goût de baguette viennoise…
Nous faisons un arrêt photo au bord d’un lac en fond de vallée, les couleurs sont magnifiques.

Nous passons le col de La Raya (4300 m), avec pause également afin de prendre des photos des glaciers environnants, et faire quelques achats car nous sommes attendus par les vendeurs d’artisanat qui nous proposent pulls et bonnets en alpaga…

Nous traversons ensuite une région d’altiplano. Je crois que je n’ai jamais rien vu d’aussi beau….. c’est très sauvage et désertique, seuls quelques troupeaux de lamas et alpagas, viennent donner un peu de vie à ce paysage lunaire,  ou le végétal n’a plus sa place.
On peut voir aussi des péruviens en costume traditionnel qui vaquent à leurs occupations d’éleveurs et mettent une touche colorée dans ce désert d’herbes sèches.

Au loin les montagnes ocre-violet se découpent sur un ciel d’un bleu profond parsemé de gros nuages blancs. L’atmosphère très chaude et sèche est appréciable après avoir baigné dans l’humidité plusieurs jours…

Dans le bus Adolfo nous apprend quelques mots quechua afin de pouvoir communiquer un minimum avec nos hôtes de ce soir : Allyllanchu  (Bonjour comment ça va ?) et l’on répond Allyllanmy…   Sullpayky  (merci) etc…

Nous traversons une ville sale,  désordonnée, Juliaca, qui contraste avec ce que nous avons vu jusqu’ici. La spécialité en est le commerce illégal et la contrefaçon. La police n’intervient pas et il y a beaucoup de corruption. Les douaniers corrompus laissent passer les camions en provenance de la Bolivie toute proche… Brrr…. Pas d’arrêt heureusement…

En fin de journée nous arrivons sur la presqu’île de Capachica au bord du lac Titicaca. Le tourisme n’y existe que depuis 7 ans  et il a fallu former les habitants à accueillir des touristes car ils étaient extrêmement méfiants et avaient peur que l’on prenne leurs terres.
  
Nous sommes accueillis à la descente du bus par les villageois en tenue typique et très colorée,  qui nous passent autour du coup un collier de fleurs fraîches. Nous nous répartissons par 2  dans les familles qui nous logent cette nuit.  L’accueil est très chaleureux, nos sacs sont chargés sur le dos de petits ânes et nous suivons chacun nos hôtes.

Fred et moi sommes logés avec Elyane et Roger chez  Natalio et sa femme,  accompagnés de leur petit garçon Duban.  Nous nous installons dans une petite chambre pleine de charme et de simplicité tout près du lac.

Le soir nous prenons tous le repas en commun, et surprise !!!!! nos hôtes nous demandent de revêtir un costume traditionnel (voir photos !) Pour les femmes ce sera une veste brodée de toute beauté,  avec une lourde jupe et un chapeau à 4 pompons… Quant aux hommes ils sont vêtus de ponchos et de bonnets péruviens. Nous sommes invités à danser autour d’un feu de bois avec quelques musiciens péruviens. Soirée très typique et assez inattendue…

10 ème JOUR

Je  me lève tôt pour profiter du lever du soleil sur le lac et faire des photos.
Petit déjeuner servi par nos hôtes ; de délicieuses crêpes accompagnées de thé.
Nous nous retrouvons tous pour une démonstration de travail de la terre avec les outils agricoles utilisés dans le village. C’est sommaire !
Adieux à nos familles d’accueil, puis nous prenons le bateau, direction les îles des Uros.
Ce peuple vit sur des îles flottantes en roseau.   A l’origine ils ont cherché un lieu où se cacher pour fuir les espagnols qui voulaient les obliger à travailler dans les mines.

Nous traversons le lac Titicaca jusqu’à la ville de Puno. C’est le plus haut lac navigable du Monde  (3800m).   Il fait très beau et ce moment sur le pont du bateau est tout à fait agréable… Je m’en tirerai même avec un fameux coup de soleil …

Installation à l’hôtel puis quartier libre.
Après un petit resto très sympa (certaines ont mangé du cochon d’inde…) nous nous baladons dans les rues où défilent des groupes de danse folklorique régionale. Aujourd’hui 22 septembre c’est le printemps au Pérou, et par tradition ces groupes se rassemblent à Puno pour concourir et défilent
dans  les rues jusqu’au soir. Coup de chance pour nous car cela vaut vraiment le coup !
Puis nous visitons les halles et en profitons pour acheter notre repas du soir (avocats, bananes)

On se sent bien ici.   Les péruviens sont souriants, paisibles et joyeux. On peut communiquer avec quelques mots d’espagnol. C’est vraiment facile et on se sent en sécurité,  sans aucune agressivité de leur part.

11ème  JOUR

Départ de Puno en bus pour rejoindre La Paz en Bolivie.  Nous longeons le lac Titicaca.
Eau bleue sur fond de montagne, c’est très beau.

Nous passons la frontière bolivienne à Desaguadero. L’ambiance est tout de suite différente. La Bolivie est en retard de 15 ans sur le Pérou en ce qui concerne le tourisme. On sent beaucoup plus de pauvreté.
En milieu d’après-midi installation à l’hôtel dans le centre de La Paz. Ce n’est pas le grand luxe… certains ne prendront même pas de douche vu les  sanitaires douteux… Cela contraste avec l’hôtel de Puno avec la grande baignoire dans une salle de bain en marbre…  Il faut se faire à tout…

Quartier libre dans la ville.

12ème JOUR

Départ de l’hôtel avec un minibus et un 4x4. Nos sacs sont chargés sur le toit.
Nous traversons La Paz pour rejoindre le lieu de départ du trek à Choquecota (3900 m).
Nous allons randonner sur « El camino del Takesi » qui est un chemin pré-colombien comportant des portions pavées très bien conservées, et qui se trouve dans la Cordillère royale des Andes.
Ce chemin a été utilisé afin de relier l’Altiplano (plateau d’altitude)  et les yungas, (zone humide proche de la jungle)   Nous allons passer du  monde minéral et montagneux des Andes à une zone de végétation tropicale.

La route pour accéder au point de départ  est cahoteuse et poussiéreuse, mais le paysage magnifique… Elle  se transforme ensuite en un chemin  caillouteux à flanc de montagne… Les chauffeurs péruviens sont vraiment adroits…

Nous stoppons sur le lieu de RV avec le cuisinier ( ce sera une bolivienne…)  et les muletiers qui vont charger tout le matériel d’intendance.
Nous débutons la rando à 4200 m, pour grimper jusqu’au col Apacheta (4800 m).
C’est plus facile que les marches du chemin de l’Inca. En route nous apercevons des kizcachas (lapins/chinchillas)  qui bondissent dans les rochers comme des marmottes.
En arrivant au Col le GPS annonce 4643 m,  Tiens, moins haut que prévu ! cherchez l’erreur… Tout le monde passe sans problème, pas besoin d’oxygène. Mais nous sommes dans les nuages c’est dommage car à une telle altitude le paysage doit être grandiose...
A la descente nous pique-niquons au bord d’un lac glaciaire, le Luru Kheri, mais nous voyons à peine l’eau qui se trouve à quelques mètres.
Les sandwichs sont délicieux et nous goûtons à un fromage bolivien qui ressemble à de la feta.
Descente toujours dans les nuages, nous croisons un troupeau de lamas,  et dans la brume cela a un côté féérique…

Les mules de l’intendance ne nous ont toujours pas dépassés, bizarre…
En fait l’un des 3 muletiers a décidé de ne pas nous accompagner et les 2 qui restent ont eu 12 ânes à charger et conduire dans la montagne…
Nous arrivons donc au campement de Takesi (3800 m) avant notre caravane. C’est un hameau avec des enclos à moutons tout à fait charmant.

Un bâtiment en dur nous sert d’abri en attendant les ânes et le matériel de camping.
Le froid s’installe et l’humidité s’intensifie. Heureusement les muletiers arrivent !!!! Ouf !!
Nous installons les tentes tous ensemble après avoir balayé les crottes de mouton.
 Le repas est servi dans le bâtiment et nos cuisiniers nous régalent d’une bonne soupe chaude.
La nuit est glaciale et l’humidité persistante, mais normal, nous sommes à 3800 m !

 13 ème JOUR

Un peu se soleil pour commencer la journée, on en a vraiment besoin.
Nous descendons le long d’une belle rivière. Le sol mouillé est assez glissant, alors nous prenons notre temps. A mi-matinée, nous retrouvons le brouillard. A défaut d’admirer la vue, on observe les plantes qui à vrai dire sont remarquables. On approche des « sourcils de la jungle » et la végétation se fait de plus en plus variée. Les moustiques de plus en plus présents, ils sont minuscules mais particulièrement agressifs !
On aperçoit arums, agapanthes, rosiers, fuchsias, bégonias… On a l’impression de traverser un jardin sauvage.

Nous arrivons à Kacapi (2800 m)  lieu du campement. C’est  une terrasse à flanc de montagne, sur laquelle se trouvent 2 petites maisons entourées d’un jardin plein de fleurs. Installation et séchage des tentes, nous commençons à avoir le coup de main.

14 ème JOUR

Au lever, démontage des tentes puis petit-déjeuner sous l’auvent des repas.
C’est le dernier jour de trek, 3 h de marche en descente au milieu des fleurs.
Nous traversons une rivière sur laquelle des branches sont posées en travers en guise de pont.
Petit exercice d’équilibre et partie de rigolade,  nombreuses photos…
A un moment nous apercevons dans le ciel un condor qui plane au dessus de nous. Adolfo dit que cela est très rare.

Nous longeons une rivière et c’est l’occasion pour ceux qui le veulent de se baigner. Il y a une piscine naturelle entourée de gros rochers ronds. C’est un bain délicieux (T° 15 °) et très délassant après ces journées de marche et nuits sous la tente.
  
Encore 1 h de marche, et nous arrivons au point de jonction avec les véhicules qui vont nous ramener à La Paz. Mais auparavant un repas nous est servi au bord d’une cascade : poulet froid et salade composée. Mon estomac affamé par le bain s’en sent fort aise…
Nous remercions les muletiers et cuisiniers qui nous ont accompagnés pendant ces 3 jours, et après chargement des sacs sur le toit des véhicules, nous prenons la route…
 Arrêt à un col de la Cordillère des Andes à 4600 m d’altitude, près d’un lac. Nous faisons avec le chauffeur une offrande à la Pacha Mama ce qui est une tradition ici lorsque l’on passe un col. Cette offrande est en fait de l’alcool à 95 °… Certains en profitent pour goûter…

Nous reprenons la route, je suis avec Frederic, Marion et Adolfo, dans un minibus qui nous paraît un peu faiblard dans les côtes avec sa boîte automatique à 3 vitesses. Dans une rue très en pente de La Paz, il part en marche arrière, les freins n’ont pas l’air de répondre… et va emboutir un bâtiment en béton. Le choc est assez violent, les sièges sont arrachés… Mais heureusement plus de peur que de mal, nous sommes quand même un peu stressés… Adolfo nous ramène à l’hôtel en taxi.

C’est notre dernier soir, derniers achats…
Nous allons dans un resto que connaît Adolfo, pour un apéro offert par « Terre magique des Incas »
Puis on enchaîne sur le repas mais comme il y a beaucoup d’attente on fait un tour de table pour parler de ce que l’on a aimé ou moins aimé dans ce voyage.
C’est l’occasion aussi de remercier Adolfo.
Dernière nuit, un peu courte car lever à 4h15 pour rejoindre l’aéroport…

15 ème JOUR

Nous prenons un vol La Paz/ Lima.  Nous survolons le lac Titicaca avec la cordillère des Andes dans le fond. C’est l’occasion de prendre les dernières photos.
A l’arrivée à Lima Daniel a beaucoup de mal à récupérer sa valise (toute neuve !)  égarée on ne sait où… Mais nous passons la journée à l’aéroport, et il aura tout le temps de la récupérer… Nous prenons un vol pour Paris seulement en fin de journée, alors patience…..Vol de retour sans problème il n’y a plus qu’à se réhabituer à l’heure française.

FIN d’un beau voyage...   Découverte d’un très beau continent…

Bravo à tous pour les efforts,  et les peurs surmontées…

Et  MERCI  à tous pour la bonne humeur permanente qui caractérise l’ARASPAL !!!


Brigitte

lundi 23 septembre 2013

Séjour Pérou-Bolivie - septembre 2013

VOYAGE AU PEROU
DU 13 au 28 septembre 2013

1er JOUR
Départ Vendredi 13, RV traditionnel Place du cirque afin de prendre une navette jusqu’à Roissy. D’emblée le groupe paraît très sympa. Nous sommes 23.
 Il nous manque Thérèse qui ayant eu des soucis de santé quelques jours avant le départ ne pourra nous accompagner. Dommage !

A peine assis dans l’avion on nous informe d’un contretemps : une femme est sortie de l’avion en courant avec son téléphone et a ensuite disparu. On nous demande de débarquer afin de vérifier qu’elle n’a rien laissé de dangereux dans l’avion…
Ce sera l’occasion pour certaines de notre groupe de faire dans l’aéroport une dégustation de champagne Ruinart…. Et des essais de parfum… Tout inconvénient a ses avantages…

A 12h3O nous remontons dans l’avion pour un décollage sans problème suivi de 12 h de vol. J’ai la chance d’être assise près d’un hublot. Nous survolons la côte bretonne puis c’est l’océan, bleu bleu bleu… sur lequel sont posés quelques nuages blancs, quelle luminosité au-dessus du brouillard. 
Quelques heures plus tard nous survolons un océan vert, c’est l’Amazonie, immense  zone marécageuse dans laquelle serpentent de grands fleuves boueux. C’est très beau et très inattendu comme paysage.

A l’arrivée à Lima nous faisons la connaissance d’Adolfo (et non pas Alberto ou Alfredo…) qui sera notre guide pendant la totalité du voyage.
Il est quechua, originaire de la région de Cuzco et s’avèrera un guide passionnant, très présent, plein de tact, parlant très bien le français et ayant à cœur de nous faire aimer son pays. Ce qui ne sera pas difficile !

Installation à l’hôtel à Lima. Il est 4 h du matin heure française, et nous n’en pouvons plus.
Le débriefing sera pour demain… Dur dur le décalage horaire….


2ème JOUR
Le matin nous visitons en bus  Lima, la capitale qui est une ville de 10 millions d’habitants avec beaucoup de circulation. Ce sont des policiers piétons qui gèrent le flot des voitures.
Les maisons ressemblent à celles de Katmandou : des cubes de béton avec échoppes en RDC, pelotes emmêlées de fils électriques.
On sent la « débrouille » partout…
Nous faisons un arrêt sur un site où l’on peut voir des pyramides tronquées en restauration. Ces pyramides servaient de lieu de culte, d’offrandes aux dieux, et aussi de sacrifices (parfois humains…
car la vie étant sacrée c’est un honneur que d’être sacrifié !!!)
Les pyramides formées de briques en terre cuite mélangée à des coquillages et du sable ont pu résister aux nombreux tremblements de terre,  car le Pérou fait partie d’une zone sismique.

Nous visitons la partie coloniale de la ville : La Place centrale avec le Palais du gouvernement.
On voit des balcons en bois de style mauresque sur les maisons alentour.
La Cathédrale a été construite sur un temple Inca. Les espagnols ont apporté beaucoup de tableaux et d’objets religieux qui servaient à enseigner les populations andines car la langue quechua ne s’écrivant pas, on ne pouvait catéchiser à partir de livres.
Petit tour dans les catacombes, emplies d’ossements bien alignés… Deux puits de 12 m  de profondeur sont là pour absorber les secousses sismiques.

Nous visitons ensuite le monastère San Francisco. On peut y voir une magnifique coupole de style mauresque en cèdre et acajou, des carreaux de faïence du 17ème siècle (azulejos,  car ils sont bleus).
Notre guide nous explique le syncrétisme : mélange de la religion chrétienne apportée par les espagnols
et des croyances ancestrales péruviennes. Par exemple la Pachamama (Terre mère) est  assimilée à la Vierge Marie.

L’Après-midi nous retournons à l’aéroport pour prendre un vol jusqu’à Cuzco. Installation à l’hôtel qui ressemble à un lodge népalais avec sa cour intérieure fleurie et sa galerie en bois.
Premier contact avec l’altitude, nous sommes à 3 400 m. Le souffle se fait court et la ruelle en pente qui monte à l’hôtel paraît bien raide…. Les escaliers difficiles à monter… Laissons le temps à nos organismes picards de s’habituer à ce brutal changement !

Nous finissons la journée en visitant Cuzco, quartier libre.
Pour nous ce sera visite des halles (j’adore les marchés !) et des petites rues adjacentes.
Pour d’autres ce sera shopping.
Le soir nous faisons un resto tous ensemble. Ce sera l’occasion de goûter la viande d’Alpaga, absolument délicieuse ! 

Nuit courte. Tout le monde a du mal avec le décalage horaire…


3ème JOUR

Nous visitons les alentours de Cuzco en bus avec notre guide.
C’est une ville dont l’activité principale est le tourisme, mais celui-ci n’existe que depuis 2002,
 car auparavant l’instabilité économique et politique ne le permettait pas. C’est sans doute ce tourisme tout récent qui permet au Pérou de conserver,  pour l’instant, son authenticité.
Nous visitons le site de Sacsayhuamàn qui est une ancienne forteresse célèbre pour la célébration annuelle de la fête du soleil. Le peuple quechua venait lors du solstice d’hiver le 21 juin (chez nous
l’été commence à cette date, mais pour eux c’est le début de l’hiver) pour y vénérer le soleil et par le biais de sacrifices et boissons sacrées,  l’inciter à revenir…
La forteresse est formée de gros blocs de calcaire gris, sans mortier,  taillés de façon tout à fait originale avec de nombreux angles ce qui permet plus de résistance lors des secousses sismiques.

Nous visitons également les sites de Puca Pucara, Tambo Machay et Qenko.
Sur ce dernier se trouve une fontaine sacrée.

Nous faisons notre 1ère mise en jambe :  petite rando de 3 h, facile et très agréable, nous prenons de nombreuses photos.

Le repas de midi se fait dans un petit resto local très sympa, nous y goûtons de la purée de lupin excellente !
Nous prenons ensuite la direction de Pisac petit village andin typique, sur lequel se trouve un site archéologique formé de nombreuses terrasses, et d’une grande falaise dans laquelle on peut voir de nombreux trous, qui servaient de sépulture.

Nous terminons la journée sur le marché artisanal de Pisac. Un régal pour les yeux…
 Et nous aboutissons sur une petite place pavée sur laquelle se tient un marché de produits frais.
Ambiance tout à fait authentique…

Nuit à Urubamba (2700 m) dans la vallée sacrée.


4ème JOUR
Nous visitons Moray (3650 m) qui est un site d’expérimentation agricole assez fascinant, car formé
de 3 grands cirques,  dont le plus grand est constitué  de 12 terrasses avec un dénivelé de 65 m.
Les pierres des terrasses stockent la chaleur du soleil et la restituent la nuit. Il y a 1° d’écart par
 terrasse. Et cette installation a permis aux incas de faire des essais agricoles, entre autre d’ adapter
des cultures comme le maïs à l’altitude.

Nous faisons ensuite une randonnée jusqu’à la ville de Maras et traversons un paysage d’altiplano .
C’est somptueux… Sol ocre sur fond de montagnes enneigées et ciel bleu. Le soleil très présent
agresse nos épidermes peu habitués au soleil d’altitude…
Pique-Nique sur la place centrale de Maras.

Puis descente vers les salines, site exceptionnel, car une source d’eau très salée se déverse dans
4500 petits bassins en terrasse. Un régal pour les prises de photo !
 Ces salines exploitées depuis très longtemps le sont encore aujourd’hui et nous pouvons repartir  avec notre sachet de sel…Nous terminons la journée par la visite d’Ollantaytambo, qui est une ancienne forteresse.
Là encore beaucoup de terrasses agricoles, dont les murs sont formés de gros blocs de pierre grise
si typiques du Pérou. Tout en haut se trouve le Temple du soleil où se faisaient les offrandes, mais que de marches pour y accéder !!!
A flanc de  falaise on peut apercevoir un bâtiment qui servait de grenier afin de stocker et ventiler  les récoltes en hauteur et les protéger de tout envahisseur.
Cette montagne est sacrée car l’on peut y voir un gigantesque visage de profil, surmonté de trois petites tours dessinant les 3 plumes de l’inca.

Seconde nuit dans la vallée sacrée. Nous voici fin près pour la rando en altitude…
Adolfo nous apprend à préparer le Pisco Sour,  cocktail  local dont on se régale et qui se boit facilement. Mais attention pas d’abus ce soir il nous faut préparer nos sacs pour la rando de 4 jours (3 nuits en campement) et faire un tri draconien dans nos affaires, 10 kgs autorisés : l’occasion de faire la différence entre l’utile et l’indispensable !!!


5ème JOUR
Nous prenons le bus jusqu’à la ville de Piskacuchu   (2700 m) située au Km 82 de la voie ferrée Cusco-Machu Picchu, d’où démarre le trek du chemin de l’inca.
Nous faisons connaissance avec les 2 guides qui vont accompagner Adolfo pour nous encadrer : Willy et Alex, ce denier deviendra vite le guide personnel de Colette qui n’aime pas les marches… Et il y en a beaucoup sur ce chemin.
A la sortie du bus nous retrouvons les porteurs ( 30 !) qui nous attendent pour charger sur leur dos nos sacs, les tentes ainsi que tout le matériel d’intendance.
Après passage du check-point, car nous pénétrons dans un site préservé,  nous démarrons la rando sous le soleil et dans la bonne humeur, par un chemin à flanc de montagne.
 Dans le fond de la vallée sacrée coule la rivière Urubamba et nous nous en éloignons en grimpant dans les hauteurs par quelques petites côtes bien raides… C’est la mise en jambes.

Le midi nous prenons le repas dans un hameau près d’une petite rivière. Je m’attendais à une pause pique-nique mais 2 grandes tentes sont installées, l’une pour la cuisine l’autre pour que nous mangions à table !!! On nous sert un repas chaud digne d’un restaurant ! Quel luxe dans un endroit aussi isolé….

Avant de redémarrer, nous nous baladons dans les alentours et nous rencontrons une petite mamie qui nous propose d’utiliser ses sanitaires installés devant la maison. Elle est très drôle avec sa bouche édentée et son air espiègle. Comme nous lui donnons un sol elle va même chercher le rouleau de PQ !

En fin de journée nous arrivons au campement de  Wayllabamba (3000 m)  Les tentes igloo pour 2 personnes sont installées.
Il y a une  petite bassine d’eau tiède pour chacun ce que j’apprécie énormément pouvant me laver les mains avant de retirer mes lentilles…
Chacun s’installe dans la bonne humeur, on entend tout d’une tente à l’autre (attention aux ronfleurs…)  et les hommes se déchaînent avec leurs plaisanteries.


 6ème JOUR
Départ tôt le matin pour une grosse journée de marche : une côte de 9 km pour commencer ! le groupe s’étale mais nous le pouvons car il y a 3 guides. C’est dur, ça monte, on en bave…

Il se met à pleuvoir nous sortons les capes de pluie et ressemblons à une caravane de petits nains à capuche, bossus, et grimpant les uns derrière les autres. C’est l’occasion de goûter les feuilles de coca réputées stimulantes en cas d’effort physique important…

Nous passons un col à 4200 m,  le col de Warmihuanusca , la vue devrait être magnifique mais nous sommes dans les nuages et  il fait extrêmement humide. Tout le groupe passera le col sans problème (mais avec beaucoup d’efforts quand même),   pas besoin d’oxygène !

Je m’attendais à de la promenade tranquille pour la descente, et non !!! c’est un sentier pavé,  pentu, avec des marches très hautes, dont on ne voit pas le bout… Nous n’avons pas fait de pause-déjeuner celle-ci se faisant au campement du soir.  Vers 15 h des porteurs remontent en arrière pour aller porter des sandwichs aux personnes du groupe étant encore en train de descendre.

Installation au campement à 3600 m dans la vallée de Pacaymayo.  Il fait froid et humide. Heureusement le cuisinier qui nous prépare les repas possède un réel talent et réalise des exploits, en pleine montagne,  pour contenter nos estomacs mais aussi nos papilles gustatives. Nous goûtons un guacamole fabuleux…

7ème JOUR

Marche toute la journée sous la pluie, engonçés dans nos capes.  Ça monte, ça descend, ça monte, toujours des marches et toujours de la pluie ! Paysage complètement bouché, ça doit être magnifique mais nous ne voyons rien du tout.

Nous passons le col de Runkurakay à 3970 m  puis traversons quelques sites archéologiques noyés dans le brouillard. Dont un en particulier formé de plusieurs fontaines qui s’échelonnent à flanc de montagne.
Nous traversons un tunnel inca taillé dans la falaise.

Le soir, installation au campement de Winay Wayna (2700 m)  sous une pluie battante. Nos affaires sont trempées on ne sait plus où les mettre et sous la tente cela ne va pas sécher.
Adolfo me dit que depuis qu’il accompagne des groupes de randonneurs il n’a jamais vu un tél déluge ! Nous nous réfugions sous la tente « cantine » afin de nous restaurer et réchauffer. Petite partie de 5000 avec Jean-Mi,  éclairés par une lampe à gaz. Le camping a de bons moments quand même.
 Mais quelle humidité !!!! J’en attrape un rhume et faute de mouchoirs ou PQ secs  en suis réduite à récupérer les serviettes de table en papier !

Au repas du soir nous goûtons à du vin péruvien, et faisons nos adieux au cuisinier et aux porteurs car le trek s’achève déjà demain par l’arrivée au Machu Picchu.   Avec quel temps ???  ce serait tellement dommage d’être dans les nuages et de ne pouvoir admirer ce site exceptionnel…


8ème JOUR
Lever à 3h15…pour un départ à 4h.
Le ciel est rempli d’étoiles, et on le devine dégagé malgré l’obscurité.
 Cadeau fait au randonneur méritant qui sait traverser les moments inconfortables pour ensuite bénéficier d’une nature exceptionnelle.

Après passage d’un check-point, nous marchons environ une heure avant d’arriver à la « Porte du Soleil » site qui surplombe le Machu Picchu.  Nous pouvons admirer le lever du soleil (et le ciel est bleu !)  sur cet endroit exceptionnel, déclaré 4ème merveille du Monde en 2007, et faisant partie du patrimoine mondial de l’Unesco.

Nous passons un long moment sur place, les cœurs sont dilatés devant ce paysage grandiose. Et les appareils photos cliquettent…

Arrivés sur le site même du Machu Picchu, (2400 m)  nous visitons de près ces vestiges, assez bien conservés, d’une ville datant du 15ème siècle, formée 
          -  d’une partie agricole : terrasses servant aux cultures,
          -  d’une partie urbaine : maisons en pierre et ruelles pavées en pente,
          -  d’une partie religieuse : plusieurs temples, dont celui du soleil dont l’autel est éclairé  par le soleil levant du solstice  d’hiver le 21 juin, où sont pratiqués le culte du Soleil et celui de la montagne.

La construction de la ville n’a pas été achevée  on peut encore voir un amoncellement de pierres brutes inutilisées,  en granit blanc.
En langue quechua le nom de Machu Picchu signifie « Le vieux Pic », et celui de Wayna Picchu
« Le jeune Pic ».

Pour ceux du groupe qui le désirent, il est prévu de faire l’ascension du Wayna Picchu,  gros pain  de sucre de 2640 m, qui surplombe la ville ancienne.
L’ascension très verticale se fait par de petits escaliers de pierre très étroits et escarpés, gare au vertige !!!   Mais l’effort est justifié par les vues magnifiques et les photos que l’on pourra ramener.

Après cette visite du Machu Picchu,  vraiment exceptionnelle, nous redescendons dans la vallée en bus jusqu’à la ville d’Agua Calientes. Petite ville pleine de charme traversée par une voie ferrée ou circule le « Peru Rail »  tortillard Bleu azur surnommé  TGV   ( train à grandes vibrations..) Nous arrivons sous une pluie battante… Nous avons vraiment été très chanceux ce matin de bénéficier de beau temps pour notre visite. Nous faisons un resto dans le centre-ville et un groupe de musiciens péruviens vient jouer à côté de nous une musique tellement entraînante que nous nous mettons à danser entre les tables…
Mais l’heure de prendre le train approche et nous filons à la gare,  encore tout joyeux,  et quelque peu égayés par le Pisco Sour offert par Adolfo…    Le train nous emmène vers Cuzco où nous allons passer la nuit à l’hôtel.   Enfin une douche et un lit !!!!    Et séchage des affaires mouillées….


9ème JOUR

Nous partons en bus pour un trajet de 8h, qui nous permettra de rejoindre la ville de Llachon  au bord du lac Titicaca où nous passerons une nuit chez l’habitant.
Ce voyage nous permet d’observer les régions et villages traversés, c’est bientôt la saison des pluies et beaucoup de péruviens sont dans les champs, au bord de la rivière, pour préparer la terre. Pas de tracteurs… seulement quelques attelages de bovins et des cultivateurs courbés sur leurs outils. De nombreux troupeaux de moutons aussi. C’est un très beau paysage rural.
Adolfo nous achète du pain péruvien dans un village dont c’est la spécialité. Il est délicieux avec un goût de baguette viennoise…
Nous faisons un arrêt photo au bord d’un lac en fond de vallée, les couleurs sont magnifiques.

Nous passons le col de La Raya (4300 m), avec pause également afin de prendre des photos des glaciers environnants, et faire quelques achats car nous sommes attendus par les vendeurs d’artisanat qui nous proposent pulls et bonnets en alpaga…

Nous traversons ensuite une région d’altiplano. Je crois que je n’ai jamais rien vu d’aussi beau….. c’est très sauvage et désertique, seuls quelques troupeaux de lamas et alpagas, viennent donner un peu de vie à ce paysage lunaire,  ou le végétal n’a plus sa place.
On peut voir aussi des péruviens en costume traditionnel qui vaquent à leurs occupations d’éleveurs et mettent une touche colorée dans ce désert d’herbes sèches.

Au loin les montagnes ocre-violet se découpent sur un ciel d’un bleu profond parsemé de gros nuages blancs. L’atmosphère très chaude et sèche est appréciable après avoir baigné dans l’humidité plusieurs jours…

Dans le bus Adolfo nous apprend quelques mots quechua afin de pouvoir communiquer un minimum avec nos hôtes de ce soir : Allyllanchu  (Bonjour comment ça va ?) et l’on répond Allyllanmy…   Sullpayky  (merci) etc…

Nous traversons une ville sale,  désordonnée, Juliaca, qui contraste avec ce que nous avons vu jusqu’ici. La spécialité en est le commerce illégal et la contrefaçon. La police n’intervient pas et il y a beaucoup de corruption. Les douaniers corrompus laissent passer les camions en provenance de la Bolivie toute proche… Brrr…. Pas d’arrêt heureusement…

En fin de journée nous arrivons sur la presqu’île de Capachica au bord du lac Titicaca. Le tourisme n’y existe que depuis 7 ans  et il a fallu former les habitants à accueillir des touristes car ils étaient extrêmement méfiants et avaient peur que l’on prenne leurs terres.

Nous sommes accueillis à la descente du bus par les villageois en tenue typique et très colorée,  qui nous passent autour du coup un collier de fleurs fraîches. Nous nous répartissons par 2  dans les familles qui nous logent cette nuit.  L’accueil est très chaleureux, nos sacs sont chargés sur le dos de petits ânes et nous suivons chacun nos hôtes.

Fred et moi sommes logés avec Elyane et Roger chez  Natalio et sa femme,  accompagnés de leur petit garçon Duban.  Nous nous installons dans une petite chambre pleine de charme et de simplicité tout près du lac.

Le soir nous prenons tous le repas en commun, et surprise !!!!! nos hôtes nous demandent de revêtir un costume traditionnel (voir photos !) Pour les femmes ce sera une veste brodée de toute beauté,  avec une lourde jupe et un chapeau à 4 pompons… Quant aux hommes ils sont vêtus de ponchos et de bonnets péruviens. Nous sommes invités à danser autour d’un feu de bois avec quelques musiciens péruviens. Soirée très typique et assez inattendue…


10 ème JOUR
Je  me lève tôt pour profiter du lever du soleil sur le lac et faire des photos.
Petit déjeuner servi par nos hôtes ; de délicieuses crêpes accompagnées de thé.
Nous nous retrouvons tous pour une démonstration de travail de la terre avec les outils agricoles utilisés dans le village. C’est sommaire !
Adieux à nos familles d’accueil, puis nous prenons le bateau, direction les îles des Uros.
Ce peuple vit sur des îles flottantes en roseau.   A l’origine ils ont cherché un lieu où se cacher pour fuir les espagnols qui voulaient les obliger à travailler dans les mines.

Nous traversons le lac Titicaca jusqu’à la ville de Puno. C’est le plus haut lac navigable du Monde  (3800m).   Il fait très beau et ce moment sur le pont du bateau est tout à fait agréable… Je m’en tirerai même avec un fameux coup de soleil …

Installation à l’hôtel puis quartier libre.
Après un petit resto très sympa (certaines ont mangé du cochon d’inde…) nous nous baladons dans les rues où défilent des groupes de danse folklorique régionale. Aujourd’hui 22 septembre c’est le printemps au Pérou, et par tradition ces groupes se rassemblent à Puno pour concourir et défilent
dans  les rues jusqu’au soir. Coup de chance pour nous car cela vaut vraiment le coup !
Puis nous visitons les halles et en profitons pour acheter notre repas du soir (avocats, bananes)

On se sent bien ici.   Les péruviens sont souriants, paisibles et joyeux. On peut communiquer avec quelques mots d’espagnol. C’est vraiment facile et on se sent en sécurité,  sans aucune agressivité de leur part.


 11ème  JOUR
Départ de Puno en bus pour rejoindre La Paz en Bolivie.  Nous longeons le lac Titicaca.
Eau bleue sur fond de montagne, c’est très beau.

Nous passons la frontière bolivienne à Desaguadero. L’ambiance est tout de suite différente. La Bolivie est en retard de 15 ans sur le Pérou en ce qui concerne le tourisme. On sent beaucoup plus de pauvreté.
En milieu d’après-midi installation à l’hôtel dans le centre de La Paz. Ce n’est pas le grand luxe… certains ne prendront même pas de douche vu les  sanitaires douteux… Cela contraste avec l’hôtel de Puno avec la grande baignoire dans une salle de bain en marbre…  Il faut se faire à tout…

Quartier libre dans la ville.


12ème JOUR
Départ de l’hôtel avec un minibus et un 4x4. Nos sacs sont chargés sur le toit.
Nous traversons La Paz pour rejoindre le lieu de départ du trek à Choquecota (3900 m).
Nous allons randonner sur « El camino del Takesi » qui est un chemin pré-colombien comportant des portions pavées très bien conservées, et qui se trouve dans la Cordillère royale des Andes.
Ce chemin a été utilisé afin de relier l’Altiplano (plateau d’altitude)  et les yungas, (zone humide proche de la jungle)   Nous allons passer du  monde minéral et montagneux des Andes à une zone de végétation tropicale.

La route pour accéder au point de départ  est cahoteuse et poussiéreuse, mais le paysage magnifique… Elle  se transforme ensuite en un chemin  caillouteux à flanc de montagne… Les chauffeurs péruviens sont vraiment adroits…

Nous stoppons sur le lieu de RV avec le cuisinier ( ce sera une bolivienne…)  et les muletiers qui vont charger tout le matériel d’intendance.
Nous débutons la rando à 4200 m, pour grimper jusqu’au col Apacheta (4800 m).
C’est plus facile que les marches du chemin de l’Inca. En route nous apercevons des kizcachas (lapins/chinchillas)  qui bondissent dans les rochers comme des marmottes.
En arrivant au Col le GPS annonce 4643 m,  Tiens, moins haut que prévu ! cherchez l’erreur… Tout le monde passe sans problème, pas besoin d’oxygène. Mais nous sommes dans les nuages c’est dommage car à une telle altitude le paysage doit être grandiose...
A la descente nous pique-niquons au bord d’un lac glaciaire, le Luru Kheri, mais nous voyons à peine l’eau qui se trouve à quelques mètres.
Les sandwichs sont délicieux et nous goûtons à un fromage bolivien qui ressemble à de la feta.
Descente toujours dans les nuages, nous croisons un troupeau de lamas,  et dans la brume cela a un côté féérique…
  
Les mules de l’intendance ne nous ont toujours pas dépassés, bizarre…
En fait l’un des 3 muletiers a décidé de ne pas nous accompagner et les 2 qui restent ont eu 12 ânes à charger et conduire dans la montagne…
Nous arrivons donc au campement de Takesi (3800 m) avant notre caravane. C’est un hameau avec des enclos à moutons tout à fait charmant.

Un bâtiment en dur nous sert d’abri en attendant les ânes et le matériel de camping.
Le froid s’installe et l’humidité s’intensifie. Heureusement les muletiers arrivent !!!! Ouf !!
Nous installons les tentes tous ensemble après avoir balayé les crottes de mouton.
 Le repas est servi dans le bâtiment et nos cuisiniers nous régalent d’une bonne soupe chaude.
La nuit est glaciale et l’humidité persistante, mais normal, nous sommes à 3800 m !


 13 ème JOUR
Un peu se soleil pour commencer la journée, on en a vraiment besoin.
Nous descendons le long d’une belle rivière. Le sol mouillé est assez glissant, alors nous prenons notre temps. A mi-matinée, nous retrouvons le brouillard. A défaut d’admirer la vue, on observe les plantes qui à vrai dire sont remarquables. On approche des « sourcils de la jungle » et la végétation se fait de plus en plus variée. Les moustiques de plus en plus présents, ils sont minuscules mais particulièrement agressifs !
On aperçoit arums, agapanthes, rosiers, fuchsias, bégonias… On a l’impression de traverser un jardin sauvage.

Nous arrivons à Kacapi (2800 m)  lieu du campement. C’est  une terrasse à flanc de montagne, sur laquelle se trouvent 2 petites maisons entourées d’un jardin plein de fleurs. Installation et séchage des tentes, nous commençons à avoir le coup de main.


14 ème JOUR
Au lever, démontage des tentes puis petit-déjeuner sous l’auvent des repas.
C’est le dernier jour de trek, 3 h de marche en descente au milieu des fleurs.
Nous traversons une rivière sur laquelle des branches sont posées en travers en guise de pont.
Petit exercice d’équilibre et partie de rigolade,  nombreuses photos…
A un moment nous apercevons dans le ciel un condor qui plane au dessus de nous. Adolfo dit que cela est très rare.

Nous longeons une rivière et c’est l’occasion pour ceux qui le veulent de se baigner. Il y a une piscine naturelle entourée de gros rochers ronds. C’est un bain délicieux (T° 15 °) et très délassant après ces journées de marche et nuits sous la tente.
Encore 1 h de marche, et nous arrivons au point de jonction avec les véhicules qui vont nous ramener à La Paz. Mais auparavant un repas nous est servi au bord d’une cascade : poulet froid et salade composée. Mon estomac affamé par le bain s’en sent fort aise…
Nous remercions les muletiers et cuisiniers qui nous ont accompagnés pendant ces 3 jours, et après chargement des sacs sur le toit des véhicules, nous prenons la route…
 Arrêt à un col de la Cordillère des Andes à 4600 m d’altitude, près d’un lac. Nous faisons avec le chauffeur une offrande à la Pacha Mama ce qui est une tradition ici lorsque l’on passe un col. Cette offrande est en fait de l’alcool à 95 °… Certains en profitent pour goûter…

Nous reprenons la route, je suis avec Frederic, Marion et Adolfo, dans un minibus qui nous paraît un peu faiblard dans les côtes avec sa boîte automatique à 3 vitesses. Dans une rue très en pente de La Paz, il part en marche arrière, les freins n’ont pas l’air de répondre… et va emboutir un bâtiment en béton. Le choc est assez violent, les sièges sont arrachés… Mais heureusement plus de peur que de mal, nous sommes quand même un peu stressés… Adolfo nous ramène à l’hôtel en taxi.

C’est notre dernier soir, derniers achats…
Nous allons dans un resto que connaît Adolfo, pour un apéro offert par « Terre magique des Incas »
Puis on enchaîne sur le repas mais comme il y a beaucoup d’attente on fait un tour de table pour parler de ce que l’on a aimé ou moins aimé dans ce voyage.
C’est l’occasion aussi de remercier Adolfo.
Dernière nuit, un peu courte car lever à 4h15 pour rejoindre l’aéroport…


15 ème JOUR
Nous prenons un vol La Paz/ Lima.  Nous survolons le lac Titicaca avec la cordillère des Andes dans le fond. C’est l’occasion de prendre les dernières photos.
A l’arrivée à Lima Daniel a beaucoup de mal à récupérer sa valise (toute neuve !)  égarée on ne sait où… Mais nous passons la journée à l’aéroport, et il aura tout le temps de la récupérer… Nous prenons un vol pour Paris seulement en fin de journée, alors patience…..Vol de retour sans problème il n’y a plus qu’à se réhabituer à l’heure française.

FIN d’un beau voyage...   Découverte d’un très beau continent…

Bravo à tous pour les efforts,  et les peurs surmontées…

Et  MERCI  à tous pour la bonne humeur permanente qui caractérise l’ARASPAL !!!



Brigitte


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dimanche 1 septembre 2013

Tour de Mont Blanc - août 2013

Voilà le Tour du Mont Blanc inscrit au programme 2013… sur 9 jours, en minibus, avec transport des sacs pendant la randonnée et itinéraire dans le sens inverse à celui proposé habituellement. Des inscriptions avec pour motivation « sans portage »… Mais, ……………… En réalité, c’est sur 11 jours, en train couchette, sans transport des sacs et dans l’autre sens… mais, qu’importe, et bien au contraire, ça fait 2 jours de plus à profiter de cet environnement et toujours tous motivés, c’est parfait ainsi, le plus important dans tout ça étant… Le Tour du Mont Blanc ………. Nous avions tous rendez vous en gare d’Amiens deux mois avant pour acheter aux meilleurs conditions possible nos billets de train pour Saint Gervais… chose faite, Patrick avait eu la très bonne idée de nous inviter dans son appartement pour une soirée pizza, arrosée comme il le faut… pour préparer cette randonnée et faire connaissance. Super soirée où presque tout le monde était présent, avec beaucoup de questions : capacité du sac ? poids du portage ? avec ou sans duvet ? victuailles ? etc… etc… Et, le grand jour est arrivé. De l’excitation agrémentée d’un brin d’inquiétude … où chacun se dit « vais-je tenir ? » et sur le quai, la principale question …. Il pèse combien toi, ton sac ? La peur du sac trop lourd est bien présente ! Nous voici dans le train pour Paris où nous récupérons Françoise et Guy à Longueau. Un peu de temps à la gare d’Austerlitz, malgré les travaux sur la ligne du RER qui nous a obligés à terminer en bus…pour un petit sandwich. On ne peut pas dire que nous avons bien dormi dans les couchettes (beaucoup d’arrêts, de secousses..) Nous sommes arrivés. Françoise à fort mal au dos, est très inquiète sur la possibilité de participer activement à ce tour... La prise de médicaments s’impose, ainsi qu’un bon massage par Guy. Et voilà la petite troupe en route, sac au dos, pour la gare de Saint Gervais où nous avons le temps de prendre un petit déjeuner au café d’en face avant de prendre les billets pour le train qui nous amènera en direction du col du Tricot. Yvon et Patrick n’avaient pas prévu leur pique-nique pour le midi et en ont profité pour se ravitailler. Si à 10 heures le départ du train à crémaillère s’est fait dans la douceur et sous le soleil, le temps s’est bien vite gâté au cours de notre première ascension. Nous n’avons pas pu profiter longtemps du paysage ; les nuages sont arrivés très vite, le vent, la pluie, l’orage et … les grêlons. Nous avons mis un certain temps à tous se rejoindre, enfiler pantalons de pluie, goretex et ponchos… Dans la précipitation, Guy à même mis les deux pieds dans la même jambe de pantalon…Très vite aussi le sentier est devenu très boueux, ruisselant et glissant. Pas un d’entre nous a réussi la descente après le Col du Tricot sans chute et glissade. Nous étions tous plutôt silencieux, concentrés sur nos pieds et sur l’état des copains…Dommage, nous n’avons pa pu bénéficier de la vue sur l’aiguille de Bionnassay. Nous avons eu la chance de pouvoir trouver un accueil chaleureux au chalet de Miage où nous avons été acceptés, avec notre pique-nique moyennant consommation de boissons et à conditions bien sûr de laisser à l’extérieur nos vêtements dégoulinants…. Redémarrer a été très difficile… le plus dur étant de remettre des vêtements mouillés et repartir sous la pluie….Il a plu jusqu’au refuge des Contamines dans le val Montjoie, que nous avions l’impression de ne jamais atteindre… Mais quel bonheur de trouver ce toit où se réchauffer sous la douche et surtout, quelle chance d’avoir pu utiliser le sèche linge du camping ! Nous avons pu étendre tout notre linge sur des cintres : le confort ! Après un pastis tiré sur sac de Patrick, nous avons rejoint le restaurant de l’autre côté du torrent où nous attendait un bon repas. La nuit fût réparatrice dans un gite sympa, spacieux et calme ; enfin… boules kies obligées et celles-ci, indispensables jusqu’à la fin du séjour… que de ronfleurs !!!! Le petit déjeuner pris, nous démarrons à 7h30 chaudement vêtus et bien encapuchonnés… la pluie sera notre compagnon de route ! aujourd’hui, un dénivelé en montée de 1319m vers le refuge du col de la croix du bonhomme nous attend. Nous avons longé le sentier jusqu’à Notre Dame de la Gorge, magnifique chapelle d’architecture baroque où au passage, une belle petite brebis est venue nous saluer, avant de continuer le long du Bon Nant, gonflé des pluies abondantes, en empruntant l’ancienne voie romaine encore entièrement dallée, parfois même taillée dans le roc. Ce chemin est raide et se termine par le pont romain de la Téna (1 392m) qui surplombe les gorges et le torrent. La montée a été difficile et nécessite une petite pause qui nous permet également de prendre quelques photos de ce bel endroit. ‘est malheureusement sur le chemin qui ensuite nous mène vers la Balme que Jean-Michel a dû prendre, avec notre amie Brigitte, la décision de lui dire qu’il n’était pas possible qu’elle poursuive le tour avec nous du fait de sa grande difficulté à nous suivre. Brigitte était en effet très fatiguée et nous devions depuis le départ l’attendre le longs moments tant elle peinait. Il est vrai que nous ne pouvions pas nous permettre de continuer ainsi, tant pour elle surtout que pour nous. Quant Jean-Mi avec Brigitte nous a appelé pour nous annoncer cette décision , il y a eu un long silence… nous ne savions que dire ; j’avais la gorge serrée et je sentais les larmes monter. Nous l’avons tous embrassée chaleureusement. C’était triste ; elle repartait pour Chamonix, puis Amiens. Nous avons continué un moment silencieux après s’être retournés plusieurs fois avant de la voir disparaître dans les méandres du sentier. La pluie s’est calmé mais la météo écoutée la veille en annonçait de la pluie à nouveau après 16heures. Du plan des Dames, la pente est raide et dans les éboulis. Nous n’avons pas traîné dans la longue montée vers le col du Bonhomme : alt 2329m. Du col du Bonhomme, on a vue sur le Val montjoie, les montagnes du Beaufortain, le Mont Pourri, le Mont Viso. Encore un dernier effort car l’ascension n’est pas terminée avant d’apercevoir enfin en contrebas, le refuge. Refuge très rustique ; de l’électricité par le groupe pour la cuisine. L’éclairage sur les tables est à la bougie, les douches sont froides…. Ce soir, seules deux courageuses pour la douche : Marie et moi. La pluie s’est mise à tomber peu après notre arrivée. Nous avons fait un « 5000 » avant la soupe… et le repas s’est terminé par une dégustation de génépi. Ce soir, les 3 filles sont dans la même chambre et les garçons ensemble. Ce matin du jour 4, le départ prévu à 7h30 se fait à près de 8 heures… on ne citera pas le nom des deux retardataires ……Il faut dire que les petits bobos commencent…Il faut soigner les pieds avec soins ; Marie commence à avoir très mal à l’ongle du pouce et Yvon, ce sont les deux. En plus, Yvon pensant bien faire, avait bien enfoncer ses boules kies et les a « déchirées » en les retirant ; ce qui nous a obligées d’être à 3 pour aller chercher le morceau au fond de l’oreille. Une qui éclaire, la deuxième qui tire l’oreille et la troisième qui tire avec la pince à épiler… quelle histoire !!! Aujourd’hui est encore une dure journée ; 1070m de dénivelé en montée et 1360 en descente. Nous sommes prêts à 7h50 pour la montée au col des fours (2665m) où, nous avons eu la chance de voir deux bouquetins sur la crête. Il a gelé durant la nuit ; il y a du givre sur la courte végétation. Juste à l’arrivée au col, nous avons dû traverser un pont de neige et faire quelques pas sur un sol glissant avant d’aborder la descente. Le ciel est très dégagé et permet une superbe vue sur le Mont Blanc. La descente est longue plus de 800m de dénivelé) et très accidentée jusqu’à ville des glaciers et les paysages magnifiques. Ici, nous avons pu entrer dans une fromagerie ; Patrick et Guy ont acheter un morceau de Beaufort et de Tomme pour agrémenter notre panier repas du midi. Il faut encore ¾ d’heure de montée avant d’arriver au chalet des Mottets où nous avons été autorisés à déjeuner sur les tables du camping du refuge. Nous y avons pris une consommation et c’est là que Certains ont abandonné la bière du midi …. Qui casse un peu les jambes !!! pour un coca ! Le soleil est toujours présent, il fait très chaud. Nous aurions bien prolongé la pause… mais il y a encore une montée de 650m de dénivelé avant d’atteindre l’Italie, le col de la Seigne. Il nous a fallu deux heures pour l’atteindre et découvrir les montagnes côté Italien et la très belle vallée d’Aoste. Il nous reste la descente vers le refuge Elisabetha. Nous avons pu assister à la traite d’un beau troupeau de vaches aux très belles cloches autour du cou… nous devons enjamber les tuyaux, passer au milieu des vaches, la traite se fait à l’aide d’un groupe électrogène, au bord du chemin. La curiosité nous pousse à nous y attarder un peu. Le ciel se couvre vite, quelques gouttes commencent à tomber ; nous pressons le pas pour éviter devoir sortir les vêtements de pluie ; ce qui voudrait dire, sécher pour le lendemain. L’arrivée au refuge semble interminable… le groupe s’étire. Quelle belle vue de ce refuge ; d’un côté sur le vallon de la Lée blanche et le val Veni vers lequel nous nous dirigerons demain et de l’autre côté, les glaciers d’Estelette et de la Lée blanche, séparés par l’aiguille d’Estelette. Une surprise, plutôt mauvaise nous attend au refuge… Nos lits ont été annulés… Nous n’aurons jamais la véritable explication… Une personne, à description imprécise aurait dit que nous ne viendrions pas… Jean-Michel avait téléphoné pour dire que nous ne serions pas 8 mais 7, du fait de l’absence de Brigitte. Est-ce de là que serait venue une erreur d’interprétation ? nous le le saurons pas ; mais l’important est qu’il ait pu nous trouver une chambre. Elle était plutôt petite avec 3 lits étage et un lit tiroir au milieu de tous ces lits ; mais l’important était de pouvoir dormir ici. Il fallait juste ne pas s’étaler….Les douches sont froides … Pour le repas, deux services ; nous sommes attendus pour le premier donc pas le temps de prendre le pastis… et qui dit 2ème service dit pas le moyen de rester boire un verre au bar. Nous avons fait la connaissance d’un couple de Québécois super sympas qui passent plusieurs mois en France assez souvent. Le repas était hyper copieux . Nous sommes contraints de rejoindre notre chambre aux odeurs de pied.. mêlées à celles des huiles essentielles soignant les petites douleurs de chacun. Les ongles d’Yvon noircissent…. Ça va sauter !!! Après une nuit réparatrice, nous démarrons assez tard… en effet, il est tout de même 8h45 ! sous un beau ciel bleu. Nous longeons le Val Veni, sentier très facile où nous pouvons apprécier la magnifique vue sur les aiguiles grises, le mont Brouillard, le glacier du Miage….. Après le lac de Combal, nous quittons le sentier tranquille pour la montée vers le col Chercroui. Nous coupons les courbes de niveau et avons bien vite une vue splendide sur le Mont Blanc. Après le chalet d’Arp vieille, nous passons devant le lac Chercroui avant de descendre vers le col et le refuge Chercroui.. Il nous faut maintenant traverser la partie boisée qui nous mène vers le gîte d’étape où nous allons nous abriter pour déjeuner… la pluie se met à tomber. Le contenu de notre panier repas n’est pas trop savoureux et nous bavons devant le repas servi dans le gîte… Le décor et l’ambiance népalais sont très sympa à l’intérieur. Après le repas… grosse tricherie !!! descente sur Courmayer par télésiège…Nous y avons retrouvé nos québécois ; Nous avions tous trop envie de passer un petit moment à Courmayer pour une petite pause, une bonne glace à l’italienne…. Une petite visite de la ville mais le temps est très incertain et il y a un beau denivellé en montée qui nous attend pour rejoindre le refuge Bertone. Nous empruntons tout d’abord la route qui monte aux hameaux de Villair avant de s’engager sur le sentier qui monte fortement dans la forêt de mélèzes., On coupe les courbes de niveau et il y a environ 750m de dénivelé. Avant la forêt, nous nous attendons pour retirer les vêtements de pluie et se dévêtir car il fait très chaud à monter et … ça ne fait que commencer ! Nous en profitons pour grignoter quelques victuailles pour se redonner force et courage… Tout au long de la montée nous avons de belles fenêtres sur Courmayer. C’est complètement cassés que nous apercevons au détour d’un virage, enfin, le refuge. Là encore, ambiance népalaise, très sympa. Notre logement se trouve en amont du refuge où nous attend une belle chambre pour 6, avec salle de bain et douche chaude cette fois moyennant un jeton à 2e pour 4 minutes de douche …il ne faut pas traîner ! Comme chaque fin de journée, la dégustation d’une bonne bière efface toutes traces de fatigue et les langues se délient sur les impressions de la journée et bien d’autres sujets… Le repas sera ce soir encore, très copieux dont une entrée à base de semoule qui tient bien au corps. Jean Mi s’est dévoué pour être le septième à dormir dans un autre logement, et on sait que comme tous les jours, demain, il sera le premier prêt, à veiller que chacun est bien réveillé…Demain, une grosse journée nous attend ! Tous les soirs, les lumières s’éteignent tôt et tout le monde s’endort bien vite. Ce matin, c’est encore magnifique ; les rayons du lever de soleil coiffent les sommets de belles lumières, le ciel est très dégagé et nous avons une vue splendide sur le Mont Blanc et les grandes Jorasses. Nous ne cessons de faire des photos, belle montée de 565m avant de passer le col sapin. Nous avons déjeuner à hauteur du pas entre deux sauts, assis sur les rochers où là encore Yvon nous a bien fait rire. Aujourd’hui, nous avons eu droit à ses vacances au bord de la mer qui nous ont fait penser à la série des « Martine » ; Martine à la mer… Il nous a raconté son accoutrement d’un maillot de bain de bain tricoté main avec deux petits pompons qui pendaient entre les jambes ; le maillot qui se gonflait d’eau quand il entrait dans la mer et la laine qui le grattait… La descente sur le refuge Bonatti est très agréable. Ici, deux solutions, soit la descente dans la forêt hors GR par la Vachey afin de rejoindre le petit pont et rejoindre Arnuva par la route ou suivre le sentier en balcon, sur les crêtes… Le groupe semble épuisé et Jean Mi prend la décision de rejoindre Arnuva par la route. Il reste encore .300m de dénivelé en montée pour rejoindre le refuge Elena Après 200m sur une route carrossable, nous nous engageons sur le sentier qui monte fortement. Il nous faut traverser un torrent sur une passerelle en bois avant de déboucher sur le refuge Eléna face au glacier de Pré de Bar. Très belles vues également de ce refuge mais il y fait très froid et il y a beacoup de vent. Nous rentrons bien vite à l’intérieur. Le refuge est très grand, ambiance italienne et très bruyant. C’est un grand dortoir d’environ 50 lits, nous avons les lits au fond de ce dortoir. Nous sommes arrivés trop tard, plus de douches chaudes …..Au repas ce soir : pâtes en entrée, semoule avec du rôti de porc, une pomme et de la tarte. Ce matin, jour 7, les préparatifs se font en silence et avec la lampe frontale… ça ronfle, ça dort encore et nous avons décidé de partir tôt. A 7 heures nous quittons le refuge Eléna avec encore beaucoup de vent, pour le Grand col Ferret. L’ascension est courte mais très raide. Au col, les crêtes des Econduits marque la frontière avec la Suisse et offrent un super panorama sur les Alpes suisses et italiennes Mont Cervin, Mont Rose…Il fait très froid au col et pour se mettre à l’abri en attendant le groupe, Jean Mi, Yvon et moi-même nous protégeons en descendant de quelques mètres. Nous les attendons ici et prévoyons remonter les rejoindre quand tout le monde sera là pour faire une photo de notre arrivée en Suisse. Mais là…. Yvon, nous fait lui une entrée « fracassante » en Suisse… il perd l’équilibre ;; son pas s’accélère dans la descente… pour ne plus toucher le sol… une belle roulade par dessus les pierres et le voilà à terre. C’est l’affolement ; tout le monde se précipite. Heureux, au col se trouvent à ce moment là, un pompier qui va nous prendre en charge les soins appropriés… avec Bernadette, accompagnatrice d’un autre groupe. Yvon est coupé à la tête, égratigné de partout… bien sonné ! Nous repartons, Yvon au ralenti, pansé de partout… bien surveillé. Une chance, notre destination prochaine est Champex où nous devons prendre le bus et où nous devrions trouver un médecin… Nous descendons doucement en longeant l’arête des plantins par le sentier qui traverse les prés d’alpage pour nous arrêter prendre un verre à la Peule, charmant petit chalet et ferme d’élevage où est fabriqué le fromage à raclette. Deux adorables yourtes super bien aménagées sont là pour accueillir qui veut bien y dormir…Nous n’avons pas choisi de rejoindre Ferret par la piste qui descend sur la route. Nous poursuivons sur les hauteurs avant de descendre à travers le bois qui nous mène à Ferret. Le groupe s’est bien étiré et nous attendons sur le petit pont de bois qui traverse le torrent. Quelle déception quand nous arrivons à l’arrêt de bus… justement à compter de ce jour et ce durant le trail du mont Blanc, le bus ne passera pas dans ce village mais il faut le prendre à la Fouly, un kilomètre à pied par la route. Nous arrivons juste pour le départ du bus. Le chauffeur super sympa prend le temps d’attendre les retardataires dont notre pauvre Yvon qui souffre… Nous apprenons que lors du prochain arrêt, avant de reprendre un bus pour Champex, nous pourrons voir un médecin pour Yvon ; ce qui nous rassure. Jean-Michel restera pour l’accompagner, nous laissant leurs sac à dos. Le paysage est très joli, belles maisons fleuries, nombreuses granges dans de larges vallées verdoyantes. Nous traverserons Champex-lac , belle station du Velais autour d’un magnifique lac au cœur des montagnes du Catogne où nous avons rêvé un moment boire un verre en terrasse ou faire du pédalo …. Arrivés à Champex, nous devons nous organiser pour porter les deux sacs à dos jusqu’au relais d’Arpette… Patrick en portera deux et je porterai avec Guy le sac de Jean Michel… ces derniers 800m, avec 200 m de dénivelé en montée nous ont semblé très pénibles… nous avions hâte d’arriver au relais. Là encore, quelle récompense… très beau gîte d’étape d’où on peut accéder par un petit chemin au torrent et sa petite cascade. Il fait très beau et nous profitons de la terrasse bien exposée avec une vue sur la tête et fenêtre d’Arpette devant une bonne bière… A cette heure…. La question se pose : passage par la fenêtre d’Arpette ou non ? Ce soir, c’est fondue au menu ; les douches sont chaudes, belle salle de bain, deux belles chambres, une pour les filles une pour les garçons.. Aujourd’hui, la journée était plus cool ; 670m de montée et 830 de descente, coupé par la partie bus… demain, nous ne passerons pas par la fenêtre d’Arpette ; Bovine et le col Forclaz au programme. En effet, Jean-Mi à mal au genou, Marie et Yvon ont les ongles de pouce bien mal en point. Dommage, mais d’après Bernadette, nous aurons de très beaux paysages… Le lendemain nous continuons donc par le chemin en bordure de la combe pour se diriger sur Champex le bas. Il fait très beau, très doux, le ciel est dégagé. Nous traversons le village sans une vallée verdoyante et large, encaissée dans de belles barres rocheuses et couvertes de sapins. Et notre pauvre Yvon… toujours lui, en passant au cœur de très beaux chalets de bois, très fleuris s’est fait agressé par un chien… qui lui a pincé le pantalon … A Plan de l’Au, après le torrent, nous avons emprunté la montée assez raide contournant les barres rocheuses. C’est à Bovine que nous avons pris notre déjeuner face à la large vallée du Rhône et les hauts sommets des Alpes, le mont brûlé au dessus de Martingy. Il fait très chaud… C’est ici que le Rhône prend sa source. Une bien raide montée nous attend encore avant de descendre sur le col de la Forclaz où nous avons pris un pot avec une superbe vue sur les monts d’Arpette et le glacier de Trient. Nous sommes alors descendus sur Trient, une étape du trail, très animé où se tient un barnum. Avec Marie, Françoise et Guy, on s’y est retrouvés après avoir déposés nos sacs au gîte, devant un ballon de blanc et une tarte au citron. Nous avons pu entrer dans la très belle église néogothique, de couleur rose. Le repas toujours copieux, agrémenté de la présence des Belges et de l’équipe de Bernadette se termine par une glace représentant l’écusson suisse (vanille fraise). Ce matin, après un copieux déjeuner, dont céréales et fromage blanc, c’est le départ pour le col de Balme. Il fait déjà chaud et la montée est bien raide… Nous sentons bien les 1000m de dénivelé ! Une petite halte nous permet d’attendre avant la descente le passage des premiers concurrents de l’ultra trail. Le col de Balme, frontière franco-suisse, nous offre une magnifique vue à 360° sur la France : Le Mont Blanc dans toute sa splendeur, et les aiguilles de Chamonix (l’aiguille verte, l’aiguille des Drus, le glacier des Bossons, l’aiguille et le glacier des Tours… ) et la Suisse : vue sur la vallée du Rhône. Toute la descente vers Tré le Champ nous permet de ne pas quitter la vue sur le Mont Blanc. Nous traversons le long de la montagne des Posettes, dans la forêt de sapins où nous pouvons picorer à volonté des myrtilles. La descente est très raide. Nous sommes arrivés assez tôt dans l’après midi au chalet « la Boerme » , face au glacier des tours. Ce chalet est très typique, très fleuri et accueillant. Il y règne, dès que nous franchissons le seuil une bonne odeur de cuisine qui met les papilles en éveil… En attendant l’heure de passer à table, nous avons largement le temps de se détendre en terrasse devant un ballon de vin blanc, d’apprécier l’aménagement super sympa de l’intérieur du chalet où le moindre recoin est utilisé en toilette, lit, rangement… Il faut parfois ramper pour s’y rendre… Une bonne douche bien chaude était également la bienvenue ! Ce soir au menu… tartiflette et tarte aux myrtilles ; trop bon !Nous avons super bien mangé et bien déliré. Françoise et Guy ont une chambre en sous pente de toit… ils ne peuvent pas vraiment se tenir debout ! Jean Mi, Marie, Patrick, Yvon et moi-même dormons dans une chambre avec ouverture sur une terrasse. La nuit s’est avérée bien difficile… odeurs de chaussettes faisandées et gros ronfleurs. Heureux que les chaussures dorment sur la terrasse ! Je dernier jour arrive…nous quittons Tré le champ pour Chamonix. Ce matin, et pour la première fois… nous déjeunons tous ensemble. C’est super sympa ! Nous sommes prêts pour 580m de dénivelé en montée le long des aiguilles rouges pour rejoindre le chalet des Chesery et de la Flègère, puis Plampraz. La montée est encore bien raide et assez acrobatiques dans les éboulis. Nous avons toujours une vue imprenable sur les montagnes et glaciers d’Argentière, la mer de glace… Par endroit, des escaliers dans les rochers ou des ponts de bois ont remplacé les échelles encore présentes contre les parois et dans les éboulis. Il fait encore très chaud et dès le matin, c’est chapeau, crème et lunettes de soleil ! Nous avons eu encore aujourd’hui le loisir d’encourager des coureurs du trail du Mont Blanc très marqués physiquement après maintenant plus de 20 heures de course. Après les chalets de la Flégère, un dernier effort pour la montée douce mais longue jusqu’à Plampraz…. Destination finale ! La joie se lit sur tous les visages, nous sommes tellement heureux de « l’avoir fait ». Nous déjeunons sur une table de pique-nique, face au splendide spectacle que nous offre toute cette chaîne de montagnes, ce Mont Blanc qui nous avait tant fait rêver…Nous pouvons admirer les grandes Jorasses, prendre les tickets pour les télécabines qui nous permettront de rejoindre Chamonix. Nous y sommes vite assommés par une foule et un podium bruyant pour l’arrivée des coureurs. Nous nous sommes séparés pour deux heures de liberté, en fonction des désirs de chacun : shopping, dégustation de glace, une bière, visite de la ville…avant le départ sur Saint Gervais par le train. Saint Gervais, également notre ville de départ. Nous prenons un pot dans le même café qu’à notre arrivée neuf jours plus tôt. C’est maintenant la course pour trouver de quoi se restaurer avant le départ. Yvon a la bonne idée de commander deux pizzas qu’il attend tandis que nous le déchargeons de son sac. Les sacs à dos installés dans les wagons couchettes du train qui nous conduira sur Paris… Les deux pizzas sont avalées goulûment, assis sur une table de pierre devant la gare et le fontaine fleurie de la place. Après une nuit difficile … et oui, ça ronfle dur !!! nous nous retrouvons devant un petit café croissant en gare de Paris nord dans l’attente du train pour Amiens. Voici le moment de se dire « au revoir » dans le hall de gare, chacun rentrant, des images plein la tête, se décrasser, vider le sac et… laver le linge sale … Vivement les retrouvailles, qui auront lieu chez Françoise et Guy, pour un repas super sympa , certainement bien arrosé et un diaporama …. Jean-Michel, Françoise, Evelyne, Marie, Guy, Patrick, Yvon et Catherine

vendredi 30 août 2013

Tour du Mont blanc - août 2013

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mardi 16 juillet 2013

Presqu'ïle de Crozon (juillet 2013)

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